הרב בחבוט לומד תורה

Question

Est-il permis d’organiser un repas de reconnaissance (pour la famille proche) près de la tombe d’un tsaddik ? Nous attribuons la délivrance au mérite du tsaddik, auprès de la tombe duquel nous avons prié ; nous avons donc pensé organiser le repas à cet endroit.

Réponse

Exprimer notre reconnaissance au Saint béni soit-Il, ainsi qu’à l’âme du tsaddik qui a été un défenseur de notre cause auprès du Saint béni soit-Il, est en soi une chose souhaitable. Toutefois, le lieu que vous mentionnez, près de la tombe d’un tsaddik, n’est pas approprié pour un « repas » de reconnaissance (exprimer verbalement sa reconnaissance est possible et constitue même une mitsva, mais non un « repas » de reconnaissance). Dans une autre réponse, nous avons écrit qu’il est interdit de manger et de boire près des tombes, car cela est considéré comme de la légèreté (c’est-à-dire un manque du respect qui convient). Outre les restrictions ordinaires qui s’appliquent à tous les cimetières juifs, comme indiqué ci-dessus, il convient, auprès des tombes des tsaddikim, de veiller tout particulièrement à s’y présenter avec crainte, révérence, tremblement et frayeur, ainsi qu’avec la préparation intérieure appropriée[1]. Nous avons déjà mentionné ailleurs qu’il ressort du Rashbam sur Baba Batra, page 58a, ainsi que de plusieurs Richonim, que seul un homme éminent est autorisé à se rendre sur les tombes des tsaddikim. Ainsi, bien que nous soyons indulgents et le permettions à chacun, il faut à tout le moins s’y tenir avec une révérence et une grande humilité appropriées, afin de ne pas, à D.ieu ne plaise, susciter le ressentiment du tsaddik[2] par une attitude méprisante envers la sainteté du lieu de sa sépulture. Certains ont écrit[3] que si l’on se conduit avec légèreté dans l’enceinte du tombeau d’un tsaddik, l’âme du tsaddik quitte entièrement sa tombe, et les prières récitées en ce lieu ne sont alors pas acceptées.

Tout ce qui précède concerne le cas où le repas a lieu dans le même domaine que la tombe du tsaddik. En revanche, concernant la coutume pratiquée auprès de la tombe du « tsaddik d’Agour » (Rabbi Its’hak Gavra ben Its’hak, de mémoire sainte, enterré dans le village d’Agour, près de Beit Shemesh), selon laquelle le repas est organisé à proximité, mais hors des clôtures entourant sa tombe — ce qui fait partie intégrante de la « segoula » de délivrance liée à cette tombe, à savoir dire que, sans faire de vœu, si la délivrance survient, on organisera un repas de reconnaissance auprès de sa tombe[4] — cela est tout à fait permis, puisque ce n’est pas dans le même domaine. Que le mérite de ceux qui reposent dans la poussière se tienne en faveur de toute l’assemblée d’Israël, pour la délivrance et la miséricorde, tant pour chacun que pour la collectivité, et pour une proche délivrance, amen.

Exprimer notre reconnaissance au Saint béni soit-Il, ainsi qu’à l’âme du tsaddik qui a été un défenseur de notre cause auprès du Saint béni soit-Il, est en soi une chose souhaitable. Toutefois, le lieu que vous mentionnez, près de la tombe d’un tsaddik, n’est pas approprié pour un « repas » de reconnaissance (exprimer verbalement sa reconnaissance est possible et constitue même une mitsva, mais non un « repas » de reconnaissance). Dans une autre réponse, nous avons écrit qu’il est interdit de manger et de boire près des tombes, car cela est considéré comme de la légèreté (c’est-à-dire un manque du respect qui convient). Outre les restrictions ordinaires qui s’appliquent à tous les cimetières juifs, comme indiqué ci-dessus, il convient, auprès des tombes des tsaddikim, de veiller tout particulièrement à s’y présenter avec crainte, révérence, tremblement et frayeur, ainsi qu’avec la préparation intérieure appropriée[1]. Nous avons déjà mentionné ailleurs qu’il ressort du Rashbam sur Baba Batra, page 58a, ainsi que de plusieurs Richonim, que seul un homme éminent est autorisé à se rendre sur les tombes des tsaddikim. Ainsi, bien que nous soyons indulgents et le permettions à chacun, il faut à tout le moins s’y tenir avec une révérence et une grande humilité appropriées, afin de ne pas, à D.ieu ne plaise, susciter le ressentiment du tsaddik[2] par une attitude méprisante envers la sainteté du lieu de sa sépulture. Certains ont écrit[3] que si l’on se conduit avec légèreté dans l’enceinte du tombeau d’un tsaddik, l’âme du tsaddik quitte entièrement sa tombe, et les prières récitées en ce lieu ne sont alors pas acceptées.

Avrekhim priant sur la tombe de Rabbi Its’hak Gavra, le tsaddik d’Agour
Les avrekhim des institutions Birkat Avraham prient sur la tombe du tsaddik d’Agour — pour la réussite des donateurs

Tout ce qui précède concerne le cas où le repas a lieu dans le même domaine que la tombe du tsaddik. En revanche, concernant la coutume pratiquée auprès de la tombe du « tsaddik d’Agour » (Rabbi Its’hak Gavra ben Its’hak, de mémoire sainte, enterré dans le village d’Agour, près de Beit Shemesh), selon laquelle le repas est organisé à proximité, mais hors des clôtures entourant sa tombe — ce qui fait partie intégrante de la « segoula » de délivrance liée à cette tombe, à savoir dire que, sans faire de vœu, si la délivrance survient, on organisera un repas de reconnaissance auprès de sa tombe[4] — cela est tout à fait permis, puisque ce n’est pas dans le même domaine. Que le mérite de ceux qui reposent dans la poussière se tienne en faveur de toute l’assemblée d’Israël, pour la délivrance et la miséricorde, tant pour chacun que pour la collectivité, et pour une proche délivrance, amen.


Sources :

[1] Le Gaon Rabbi Elazar Menachem Man Shach, de mémoire bénie, auteur de l’Avi Ezri, s’est déjà exprimé ainsi (ses propos sont rapportés dans le recueil Yeshurun, vol. 11, p. 567) : « Pour aller sur la tombe du Gaon [de Vilna], il faut éprouver de la crainte pour s’y rendre ; c’est une terre sainte. » Fin de citation. [Ces paroles furent prononcées lorsqu’on proposa au Gaon Rabbi Elazar Menachem Man Shach, de mémoire bénie, de se rendre lui-même au tombeau du Gaon de Vilna.] À plus forte raison en ce qui concerne les tombes des Amoraïm et des Tannaïm, et celles qui leur sont encore supérieures en sainteté. Il est également bien connu ce que rapporte le Mahara »sh Heller, de mémoire bénie, dans son ouvrage Kevod Melakhim, à la dernière page : « J’atteste en vérité que, dans mon enfance, j’ai entendu de vénérables rabbins séfarades, dont les pères avaient vu et leur avaient raconté que le saint Rav Rabbi ‘Haïm ben Attar, de mémoire bénie, etc., lorsqu’il monta à Méron et arriva au pied de la montagne d’où l’on monte vers le sanctuaire — c’est-à-dire le tombeau du Rashbi — descendit de son âne et monta sur ses mains et sur ses pieds. Tout le chemin durant, il mugissait comme une bête et criait : “Où donc moi, être si humble, vais-je entrer, dans un lieu de feu, de flamme et de brasier ?” etc. » Fin de citation.

Bien que nous ne souhaitions pas nous étendre en reproduisant des ouvrages biographiques, l’utilité du sujet ne me permet pas de m’abstenir de citer ce qui est écrit dans le livre Rabbénou Or Letsion, vol. 3, chapitre 71, au sujet de la conduite du Gaon Rabbi Ben Tsion Abba Shaoul, de mémoire sainte. Ces paroles, rapportées fidèlement, illustrent pour toute oreille attentive ce que le Miséricordieux attend dans le cœur de quiconque vient se recueillir sur les tombes des tsaddikim. Il y est dit : « Notre maître ressentait une impression semblable [d’humilité et de crainte] lorsqu’il venait supplier en prière près des tombes des tsaddikim ; avec quelle humilité il s’en approchait ! Il était profondément émouvant de le voir monter la pente du mont Méron, la tête inclinée vers le sol, entièrement absorbé dans ses pensées. Une fois, il se rendit à Méron avec le Roch Yechiva, le Gaon Rabbi Yehouda Tsadka, de mémoire bénie, accompagné d’un groupe d’élèves, etc. Au milieu de la montée, le Roch Yechiva s’arrêta et appela notre maître : “Hakham Ben Tsion, que son éminence dise quelques mots.” Notre maître sortit de ses pensées et répondit : “Comment puis-je ouvrir la bouche auprès des saints Tannaïm ? Qui suis-je pour parler devant ceux qui reposent dans la poussière sur cette montagne sainte ? Avant de venir à leur tombeau, il faut méditer sur la téchouva.” Une fois, lorsqu’il entra dans la salle du Beth Hamidrach près du tombeau du Rashbi, les avrekhim entonnèrent devant lui un chant en l’honneur de la Torah. Notre maître en fut peiné et protesta : “Ici, près de Rabbi Shimon, qui peut recevoir des honneurs ?” Et cela ne concernait pas seulement la tombe du Rashbi. Une fois, notre maître raconta au sujet du saint aïeul, Rabbi Eliezer Alfandari, de mémoire bénie, qui avait promis avant son décès que celui qui viendrait sur sa tombe avec un cœur sincère obtiendrait ce qu’il demanderait. L’élève proposa : “Dans ce cas, je conduirai le Rav en voiture, afin qu’il prie sur sa tombe. La prière du malade pour lui-même est bénéfique.” Notre maître réagit : “Ainsi, en un instant ?” [avec étonnement]. “Il faut préparer son cœur.” » Fin de l’extrait de l’ouvrage précité.

De même, le livre Ner Hama’aravi, chapitre 31, rapporte au sujet du saint Gaon Rabbi Israël de Husiatyn, de mémoire bénie, que chaque année il se rendait au tombeau de l’auteur du Or Ha’haïm Hakadoch, de mémoire bénie, le jour de sa hiloula. Une année, en raison de sa faiblesse, il oublia qu’il s’agissait du jour de la hiloula jusqu’à l’après-midi. Il en fut très affligé et réprimanda ses assistants de ne pas le lui avoir rappelé. L’un des membres de la maison proposa alors qu’il était possible de préparer rapidement un véhicule afin que le Rabbi puisse parvenir au tombeau ce même jour, avant le coucher du soleil. Le Rabbi lui répondit : « Est-ce ainsi que l’on se rend auprès du saint Or Ha’haïm ? Il faut une grande préparation avant de monter à son saint tombeau, et nul ne peut s’y présenter tel qu’il est, sans s’être préparé. » Fin de citation.

Dans le livre Beïto Naavé Kodech, vol. 3 (Adar), p. 328, il est écrit qu’une fois, le saint Gaon Rabbi Aharon de Belz, de mémoire bénie, passa près de la ville de Lizhensk. On demanda à l’Admour, de mémoire bénie, s’il souhaitait s’arrêter pour se recueillir sur la tombe du Noam Elimelekh, de mémoire bénie. Il répondit que l’on doit se rendre à Lizhensk de manière spécialement intentionnelle, et non par hasard en passant. En une occasion semblable, l’Admour ajouta : « Pour aller et s’approcher du tombeau du Rabbi Rabbi Elimelekh, une préparation particulière et accrue est nécessaire, avec intention, avant même de quitter la maison. » Fin de citation ; voir là-bas.

Dans le livre Lapid Ech Sorsky, vol. 2, p. 507, en note, est rapporté un témoignage fidèle selon lequel le Gaon, auteur du responsa Divré Yatsiv, de mémoire bénie, était profondément peiné de voir que l’on se rendait aux tombes des tsaddikim sans l’émotion appropriée, sans ressentir ni percevoir la sainteté du lieu. Il rapporte au nom du livre Na’hala LeIsraël, du Mahari »z Horowitz, de mémoire bénie, Av Beth Din d’Ohel et disciple du ‘Hatam Sofer, que celui-ci révéla par roua’h hakodech que le Samaël voulait empêcher les בני ברית de venir en Terre d’Israël. Du Ciel, il fut donc nécessaire de « transiger » : ils viendraient, mais ne ressentiraient pas ce qu’ils auraient dû ressentir dans les lieux saints. Voir là-bas.

Il est rapporté au nom du Gaon Rabbi Aharon Leib Steinman, de mémoire bénie, dans le feuillet Keayal Ta’arog, no 64, qu’il disait avoir honte de se tenir près de la tombe du ‘Hazon Ich, et s’étonnait de voir des gens se tenir et prier sur le tombeau du ‘Hazon Ich sans craindre de se trouver si près. Fin de citation. Dans le feuillet no 73 du même ouvrage — désormais également imprimé dans le livre Keayal Ta’arog, partie Récits et conduites, p. 358 — il est écrit : « Lorsque notre maître [le Gaon Rabbi Aharon Leib Steinman], il y a environ trente ans, se trouvait au cimetière de Tsfat, sur les tombes du Ari et du Beth Yossef, il était absorbé dans ses pensées. Soudain, il se mit à descendre précipitamment jusqu’en bas, tomba plusieurs fois et continua à courir jusqu’à sortir du cimetière. On lui demanda ensuite la raison de ce comportement. Il répondit : “J’ai soudain réalisé où je me trouvais, sur une terre sainte, et j’ai eu peur de rester dans cet endroit ; je suis donc immédiatement descendu.” Depuis lors, lorsque notre maître arrivait au cimetière de Tsfat, il n’entrait pas à l’intérieur, mais priait d’en bas. » Fin de citation. Le feuillet no 154, p. 3, rapporte encore que le Gaon Rabbi Aharon Leib Steinman, de mémoire bénie, expliqua qu’il ne se rendait pas sur la tombe du Gaon de Vilna car il se sentait indigne de se tenir près de sa tombe ; voir là-bas.

Dans le livre Marbitsé Torah Sorsky, vol. 7, p. 94, il est rapporté au sujet du pilier de la décision halakhique, le Gaon Rabbi Shimshon Aharon Polonsky de Teplik, de mémoire sainte, que lorsqu’il s’approcha de la tombe du saint Gaon Rabbi Mendel de Vitebsk, de mémoire bénie, à Tibériade, alors qu’il se trouvait encore à plusieurs coudées du tombeau, il éclata en sanglots devant la sainteté du tsaddik. Lorsqu’il se recueillit effectivement sur la tombe, il ne réussit à prononcer aucun mot, tant son émotion était grande. Le livre Yad Or Ha’haïm, p. 376, rapporte également au sujet du Gaon de Teplik précité que, lorsqu’il se recueillit au tombeau du Or Ha’haïm Hakadoch le jour de sa hiloula, il éclata en pleurs ininterrompus durant une demi-heure sous l’effet de l’émotion, et dit à son accompagnateur que s’il comprenait lui aussi la grandeur du tsaddik enseveli en ce lieu, il pleurerait comme lui. Voir là-bas.

[2] Cela est évident. Le livre Maassé Nissim Mograbi, édition 5775, vol. 3, p. 19, rapporte un récit concernant quelqu’un qui alla visiter le tombeau de Rabbi Yaakov Abou’hatséra, de mémoire bénie, à Damanhour en Égypte, pour une « promenade » — c’est-à-dire comme on visite un site historique, et non afin de prier et de se recueillir. Lorsqu’il retourna à son hôtel et s’allongea sur son lit, l’âme de Rabbi Yaakov, de mémoire bénie, lui apparut alors qu’il était éveillé et l’étrangla jusqu’à ce qu’il manque de s’évanouir. Cela se reproduisit une seconde fois. Voir là-bas la suite du récit ; il n’est pas nécessaire de nous étendre ici en rapportant des récits.

[3] Le Gaon Maharia »z Margaliot, de mémoire bénie, dans une lettre imprimée dans le recueil Hitgalout Kivré Hatsaddikim, p. 28.

[4] Telle est la tradition parmi ceux qui visitent sa tombe. Bien qu’il n’existe pas de « source » à cela, le public rapporte néanmoins de nombreuses délivrances pour ceux qui agissent ainsi. Plus généralement, j’ai entendu dire au nom du Rav HaGaon Rabbi Yaakov ‘Haïm Sofer, qu’il avait personnellement constaté de grandes délivrances auprès de la tombe du tsaddik précité ; c’est pourquoi il fit connaître sa tombe au plus grand nombre.

Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été révisée par une personne. Elle peut donc contenir des inexactitudes et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.

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