Sources et explications :
Comment une personne diabétique doit-elle procéder pour les Quatre Coupes ?
A). Le Choul’han Aroukh (siman 472, סעיף 10) écrit que celui qui ne boit pas de vin parce qu’il lui est nuisible ou parce qu’il le déteste doit se contraindre à en boire afin d’accomplir la mitsva des Quatre Coupes. Cela concerne le cas où il ne tomberait pas malade de ce fait ; autrement, ce ne serait pas une manière de liberté, comme l’écrit le Cha’ar HaTsiyoun (ad loc., note 51). Concernant le diabète, cela dépend de chaque personne : si la glycémie n’est pas équilibrée et qu’elle est trop élevée ou trop basse, cela entre dans le cas de ceux qui risquent de tomber malades à cause de cela. Néanmoins, il semble évident que s’il peut boire la majorité d’un revi’it, soit environ 45 ml (environ un quart d’un gobelet jetable), cela suffit. Il prendra donc une petite coupe contenant environ 86 ml, en boira la majorité, et s’acquittera ainsi de son obligation. Certes, a priori, il faut boire un revi’it, comme l’explique le Rambam (chap. 7 des lois de ‘Hamets ouMatsa, halakhot 7 et 9), et comme le tranchent également le Michna Beroura (siman 472, note 30) et le Kaf Ha’haïm (note 60) au nom des Tossafot. Toutefois, ici la situation est différente : s’il boit la majorité d’une coupe, il pourra ainsi boire les Quatre Coupes ; c’est donc préférable pour lui.
Ce que nous avons écrit, à savoir que si son taux de sucre est équilibré il devra se contraindre à boire, bien que le Rambam (lois de ‘Hamets ouMatsa, chap. 7, halakha 9) ait écrit : « Ces quatre coupes doivent être coupées afin que la boisson soit agréable », selon le vin et selon le goût du buveur ; s’il a bu ces quatre coupes d’un vin non coupé, il s’est acquitté de l’obligation des Quatre Coupes mais ne s’est pas acquitté de l’obligation de liberté. Il ressort des propos du Rambam que la boisson doit être agréable et savoureuse selon le goût du buveur. Il semble que cela soit dû au fait que la consommation doit se faire d’une manière de liberté, comme l’explique le Choul’han Aroukh (siman 472, סעיף 7). L’essentiel d’une consommation en manière de liberté est que la boisson soit agréable et savoureuse pour celui qui boit ; sans cela, quelle expression de liberté y aurait-il ? Cela ressort également de la fin des propos du Rambam, lorsqu’il écrit qu’il ne s’est pas acquitté de l’obligation de liberté. J’ai également vu que le Rav Chnéour Zalman (siman 472, סעיף 17) explique les propos du Rambam ainsi : l’exigence que la boisson soit agréable provient de ce que la consommation doit être faite en manière de liberté. J’ai aussi vu cette explication chez le Griz HaLévi (chap. 7 des lois de ‘Hamets ouMatsa, halakha 7).
Toutefois, il semblerait possible d’objecter à partir de la Guemara Nedarim (49b), qui rapporte que Rabbi Yehouda fils de Rabbi Ilaï, après avoir bu le vin des Quatre Coupes, devait se bander la tête de Pessa’h jusqu’à Chavouot. Il semble donc qu’il se forçait à boire du vin, bien que cela ne fût pas une manière de liberté. On peut cependant repousser cette objection. À l’époque de nos Sages, tous avaient l’habitude de boire du vin, et ils en buvaient à chaque repas, comme cela ressort du Choul’han Aroukh (siman 174, סעיף 7) : certains avis estiment qu’il faut réciter une bénédiction lorsque l’on boit de l’eau durant le repas, et d’autres qu’il faut réciter une bénédiction sur chaque coupe. Le Choul’han Aroukh écrit qu’il faut s’asseoir avant le repas et avoir l’intention de couvrir ce que l’on souhaite boire. De nos jours, nous n’avons pas cet usage, car nous avons l’habitude de boire de l’eau ou d’autres boissons au cours du repas ; elles sont donc considérées comme venant pendant le repas, contrairement à leur époque. Dès lors, on peut bien dire que Rabbi Yehouda appréciait certainement le goût du vin et qu’il lui était agréable ; mais la conséquence de cette consommation abondante lui causait des maux de tête durant longtemps. J’ai également vu cette explication dans le responsum Techouvot Véhanhagot, vol. 7 (siman 56), où l’auteur conclut en pratique que celui qui n’aime pas le vin et se force à en boire y perd, car ce n’est pas une manière de liberté ; il préférera donc boire du jus de raisin. Ses propos sont justes, à mon humble avis. Selon cela, il en va de même dans notre cas : si le jus de raisin lui est agréable mais qu’il craint les effets nocifs du sucre qu’il contient, il n’y a pas là de défaut quant à la manière de liberté.
B). Néanmoins, si son diabète n’est pas équilibré et atteint des niveaux élevés, et qu’il n’est pas capable de boire du vin même en le mélangeant avec du jus de raisin, il est dispensé de boire. Dans ce cas, il écoutera le Kiddouch récité par une autre personne et boira du jus de pamplemousse naturel, ou d’autres jus naturels ne contenant pas une grande quantité de sucre. Certes, les grands décisionnaires récents divergent quant à savoir si l’on s’acquitte de son obligation avec une boisson non enivrante. Le responsum Halakhot Ketanot, vol. 1 (siman 9), écrit qu’il faut une boisson enivrante ; telle est également la position du Or LeTsion, vol. 2 (chap. 22, 2), du responsum Yabia Omer, vol. 3 (Ora’h ‘Haïm, siman 19), et du ‘Hazon Ovadia, Chabbat, vol. 2 (p. 411 et suivantes). Toutefois, le ‘Hazon Ich, dans Kovets Techouvot, vol. 1 (siman 57), estime que les boissons naturelles sont considérées comme ‘hamar medina. C’est également ainsi que tranche le Rav Yossef Chalom Elyachiv, cité dans le livre Chevout Yits’hak – Pessa’h (chap. 11, lettre 4), et cela semble aussi ressortir des propos du Iguerot Moché (Ora’h ‘Haïm, vol. 2, siman 72). Même le Rav ‘Hazon Ovadia (ibid., p. 412) écrit seulement qu’il ne faut pas s’appuyer sur cela pour le Kiddouch, en raison du principe de safek berakhot lehakel. Néanmoins, même selon lui, lorsqu’il n’y a pas lieu de s’exposer à un doute concernant les bénédictions — par exemple s’il écoute le Kiddouch d’une autre personne et récite ensuite Chéhakol sur la coupe qu’il tient — il convient de procéder ainsi.
Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été révisée par une personne. Elle peut donc contenir des inexactitudes et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.
Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été relue par une personne. Elle peut donc contenir des imprécisions et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.














