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Bonjour,
Votre question est très importante, et en effet des livres entiers ont été écrits à ce sujet, mais faute de temps libre, nous ne pouvons maintenant donner qu’une petite introduction au sujet (bien que ce soit un sujet très important qui nécessite un développement approprié, nous vous présentons ici qu’une « introduction ». Il sera possible ensuite d’élargir la compréhension par les livres écrits sur le sujet).
Avant d’aborder le fond du sujet, il est nécessaire de savoir que puisque la douleur est grande et que le sang saigne encore dans le cœur, il est difficile aux gens d’aborder la compréhension du sujet de manière froide et objective, ce qui le rend très difficile pour ceux qui posent des questions d’aller au fond des choses. Mais nous ferons notre part, et le questionneur essaiera d’être « ouvert d’esprit » pour obtenir des concepts qu’il ne connaissait pas jusqu’à présent.
La question « Où était D. dans la Choah » contient 4 parties : trois hypothèses incorrectes et une question correcte sur laquelle les livres saints se sont étendus.
L’Holocauste était-il un événement qui s’est produit sans lien avec D. ?
La première hypothèse qui se cache derrière la question « Où était D. dans la Choah » est que l’Holocauste était un événement qui s’est produit sans lien avec D. (et donc la question se pose que Hachem devait intervenir et sauver les Juifs).
Pour répondre à cette hypothèse, nous commencerons par l’histoire familière de la sortie d’Egypte, car là nous ne sommes pas impliqués par des émotions, et nous pouvons comprendre la chose plus facilement, puis nous reviendrons à la Choah.
La Torah nous dit que D. a informé notre père Avraham (Genèse, chapitre 15) : « Sache que ta descendance sera dans un pays qui n’est pas le leur. Ils seront asservis et oppressés pendant quatre cents ans ». Cela signifie que D. a décrété que le peuple d’Israël serait en esclavage en Egypte et sera sévèrement oppressé (Et cela, à cause d’un péché d’Avraham. Selon la Kabbale, l’exil d’Egypte était aussi à cause du péché d’Adam Harichone qui avait une âme qui contenait toutes les âmes du peuple d’Israël, de sorte que la punition qu’a reçu le peuple d’Israël est une punition pour Adam Harichone qui était en quelque sorte tout le peuple d’Israël). Et la Torah ajoute (dans le verset suivant) : « Et le peuple qui les oppressera sera puni. » C’est-à-dire que les non-juifs qui asserviront le peuple d’Israël recevront leur châtiment – les dix plaies).
S’il en est ainsi, il y a lieu de se poser la question suivante : Si Hachem a décrété que le peuple d’Israël devait être asservi, pourquoi a-t-il puni Pharaon et les Égyptiens avec les dix plaies ? La réponse est qu’à cause du décret, Hachem a effectivement fait entrer dans le cœur des Égyptiens le Yetser Hara’ (le mauvais désir) d’asservir Israël, mais les Égyptiens avaient le libre choix, ils devaient résister à l’épreuve et ne pas asservir Israël, et alors D. aurait mis ce désir dans le cœur d’une autre nation, jusqu’à ce que le décret soit mis en application par d’autres.
C’est d’ailleurs ce qui s’est passé à l’époque des Romains, où D. a décrété la destruction du Temple (à cause du péché de la haine gratuite). Les choses se sont déroulées de telle manière que le César Néron a été envoyé avec ses soldats pour combattre les Juifs, mais la Guemara raconte (Guitin page 56.) que lorsque Néron arriva près de Jérusalem, il prit conscience que c’était une épreuve qui lui était présenté, il déserta de l’armée et alla se convertir. Grâce à cela le saint Tanna Rabbi Meir Baal Hanès sortit de sa descendance. A la suite de cela, Titus vint et accepta la mission avec joie. Il conquit Jérusalem et détruisit le Temple. La Guemara raconte que jusqu’à ce jour (jusqu’à l’époque de la Guemara) Titus est toujours en Enfer (Guéhinam) à cause qu’il a détruit Jérusalem et le Temple.
Il en ressort donc, que bien que les Égyptiens aient été ceux qui ont fait souffrir le peuple d’Israël, et aussi Titus était celui qui a détruit le Temple et tué des milliers de Juifs, mais tout cela était un décret de D. (à cause des péchés qui étaient dans les âmes du peuple d’Israël). Ce qui signifie que Hachem a mis dans le cœur de Pharaon et dans le cœur de Titus le désir de faire du mal au peuple d’Israël, comme punition pour les péchés commis par les âmes d’Israël. Mais cela n’exempte pas Pharaon et Titus de leur châtiment, car ils devaient résister à l’épreuve et ne pas faire de mal à qui que ce soit.
Maintenant, revenons au sujet de la Choah. Dans la Torah, dans trois Parachiot (Be’houkotay, Ki Tavo et Ha’azinou) D. promet que si le peuple d’Israël n’observe pas fidèlement la Torah et les Mitsvot, Il fera que les autres peuples nous haïront, et luteront contre nous. Ils tueront la plupart du peuple juif jusqu’à ce qu’il ne reste du peuple juif que quelques personnes. La Torah s’étend beaucoup à ce sujet. Dans la suite, nous citerons une petite partie de ces passages. Pour l’instant nous citeront la conclusion du passage de Ki Tavo (Deutéronome chapitre 28), après la description de tous les terribles troubles et souffrances qui y sont décrits : « Et vous serez réduits à une poignée d’hommes, après avoir égalé en multitude les étoiles du ciel, parce que tu auras été sourd à la voix de l’Éternel, ton D. ».
Donc en d’autres termes : D. est celui qui a initié l’Holocauste. La Choah était un décret de D. lui-même. C’est lui qui a mis dans le cœur des Allemands une énorme haine contre les Juifs. Mais ce fait n’absout pas les Allemands de leur châtiment, car ils devaient choisir le bien et éviter d’être « l’instrument » entre les mains de D. pour exécuter le décret.
]Bien sûr il reste une question: Alors pourquoi Hachem a-t-il fait la Choah ? C’est sur cela que nous parlerons dans la suite [.
Est-ce que D. fait des choses qui font souffrir ?
La deuxième hypothèse dans la question « Où était D. dans la Choah » est, que D. n’est pas censé faire des choses douloureuses, parce que Hachem est bon (et Il est effectivement très bon de manière infinie), et donc comment peut-Il faire le mal ?
Cette hypothèse est aussi incorrecte selon le judaïsme (et les gens ont du mal à accepter cette réponse, car elle est « engageante », c’est-à-dire que si on croit à cela, il n’y a pas de possibilité de vivre comme on veut, mais il faut obéir de manière stricte à toutes les lois de la Torah). L’un des treize principes de la foi juive, est la croyance que D. donne des « punitions » sur les péchés commis. Ce n’est pas par vengeance ou pour donner du mal, mais plutôt c’est le moyen de nettoyer la saleté spirituelle qui s’est attachée à l’âme humaine par les méfaits qu’il a commis (comment cela nettoie-t-il exactement – c’est un sujet pour un article en soi, et j’ai écrit un article à ce sujet dans une autre langue, mais ici je ne peux pas trop m’étendre). Mais il faut savoir que D. n’est pas du tout content d’utiliser ces moyens. Lui, béni soit-Il, en souffre encore plus que nous (comme il est dit dans Isaïe 93 ;9 : « Dans toutes leurs difficultés – Il souffre », et il y a de quoi développer sur ce sujet, mais pas dans cet article). Cependant compte tenu de nos péchés c’est la seule option possible, tout comme en chirurgie il n’y a pas d’autre moyen de sauver le patient qu’en coupant directement la chair.
Je rapporte ici ce que le Rav qui répond aux questions sur notre site, le Rav David O’hayon Chelita, a écrit en réponse à la question « Où était D. dans la Choah » :
« Le fondement de la question est erroné et vient d’une pensée que D. ne fait pas de choses qui nous sont douloureuses. Cette approche est incorrecte. Hachem a tous les pouvoirs, fait tout, et toutes Ses actions sont bonnes pour nous. Mais parfois cette bonté nous fait mal. Parfois le bien implique la perte de Juifs du peuple d’Israël. Parfois cela implique aussi de nombreux tourments, douleurs et malheurs, mais c’est cela le meilleur pour nous.
A quoi est-ce semblable ? A un malade qui, pour sauver sa vie et faire ce qui est bon pour lui, les médecins sont obligés de lui amputer la jambe, c’est vrai que c’est douloureux et triste, mais c’est le mieux pour lui. Une personne étrangère ne comprendra pas pourquoi les médecins le blessent et lui font une chose si terrible alors qu’il est malade et malheureux, mais nous, nous savons que c’est ce qui est le mieux pour lui.
Il en va de même pour l’Holocauste et tout ce qui est douloureux pour le peuple d’Israël, même si c’est dur et triste, il ne fait aucun doute que D. l’a fait pour le bien de son peuple, pour corriger ce qui devait être corrigé dans le monde, pour notre bien.
Cette réponse est vraie par rapport à chaque douleur, grande ou petite, même pour un mal de dents ou un mal de tête, nous pouvons nous demander où est Hachem, et la réponse est que D. lui-même a fait cette douleur. Hachem est tout à fait présent. Et Hachem l’a fait pour nous. Pour notre bien et le bien de nos enfants.
Hachem est toujours présent. Non seulement quand nous voyons des miracles apparents et bons, mais aussi quand nous voyons beaucoup de souffrances qui nous paraissent mauvaises. Car Hachem est l’initiateur de tout. Et celui qui ne perçoit Hachem que lorsqu’il fait du bien pour lui, il ne croit pas vraiment en D. mais cherche son propre bien.
Malgré cela, notre demande envers Hachem est qu’il nous fasse que du bien, non pas à travers des souffrances et des maladies, mais d’une manière qui sera bonne à notre vision. Car nous avons du mal à vivre avec cette attitude de voilement de la face de Hachem, dans lequel nous sommes peinés et tourmentés, et ne comprenons pas le plan divin. En effet, nous sommes autorisés à prier et à espérer qu’il nous envoie le bien qui est perçu comme bien par nous aussi. Cependant nous devons savoir que même quand on ne voit pas le bien, et parfois ça nous fait mal et même très mal, ce n’est pas du mal mais du bien, seulement on n’arrive pas à le cerner et à le percevoir ».
Certains ont déjà dit, lorsqu’on lui a demandé « Où était D. dans la Choah ? » que la réponse est : « Il était au même endroit qu’il était lors du déluge ». C’est-à-dire que, comme lors du déluge décrit dans la Torah dans la Parachat Noa’h, Hachem a détruit toute l’humanité (à l’exception de Noa’h, sa femme, ses trois fils et ses belles-filles) à cause des péchés graves présentent dans le monde à cette époque, ainsi, dans la Choah, il y avait une opération chirurgicale difficile à effectuer. Mais D. était là, et il était le chirurgien à travers les nazis que leur souvenir soit effacé.
]bien sûr, une question demeure : quelle infraction si grave les Juifs ont-ils commise pour mériter un châtiment aussi terrible que l’Holocauste ? Nous en parlerons dans la suite.]
Est-ce que le fait qu’il y a eu la Choah contredit la croyance en l’existence de D. ?
La troisième hypothèse sous-entendue dans la question « Où était D. dans la Choah ? » (Ou peut-être plus exactement : la conclusion à laquelle cette question veut mener) qu’il y a une prétendue contradiction entre le fait qu’il y ait eu un holocauste et la réalité de l’existence de D. Non seulement cette hypothèse est incorrecte, mais le contraire est vrai !!! Si un événement comme l’Holocauste ne s’était pas produit dans l’histoire juive, ce serait une contradiction avec la véracité de la Torah.
Nous avons déjà mentionné plus haut que Hachem, dans sa sainte Torah dans trois Parachiot, a affirmé qu’il y aurait un holocauste si nous n’observions pas correctement les Mitsvot. Voici le passage de la Paracha de Ki Tavo :
« Mais si tu n’écoutes pas la voix de l’Éternel, ton Dieu : si tu n’as pas soin d’observer tous ses préceptes et ses lois que je te recommande en ce jour, toutes ces malédictions se réaliseront contre toi et seront ton partage : tu seras maudit dans la ville, et maudit dans les champs. Maudites seront ta corbeille et ta huche. Maudits seront le fruit de tes entrailles et le fruit de ton sol, la progéniture de tes taureaux et les portées de tes brebis. Maudit seras-tu à ton arrivée, et maudit encore à ton départ ! L’Éternel suscitera chez toi le malheur, le désordre et la ruine, dans toute opération où tu mettras la main ; tellement que tu seras bientôt anéanti et perdu, pour prix de tes méfaits, pour avoir renoncé à moi. L’Éternel attachera à tes flancs la peste, jusqu’à ce qu’elle t’ait consumé de dessus la terre où tu vas entrer pour en prendre possession. L’Éternel te frappera de consomption, de fièvre chaude, d’inflammations de toute nature, de marasme et de jaunisse, qui te poursuivront jusqu’à ce que tu succombes. Ton ciel, qui s’étend sur ta tête, sera d’airain, et la terre sous tes pieds sera de fer. L’Éternel transformera la pluie de ton pays en poussière et en sable, qui descendront sur toi du haut du ciel jusqu’à ce que tu périsses. L’Éternel te fera écraser par tes ennemis : si tu marches contre eux par un chemin, par sept chemins tu fuiras devant eux ; et tu seras un objet de stupéfaction pour tous les royaumes de la terre. Et ta dépouille servira de pâture aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre, et nul ne les troublera. Le Seigneur t’affligera de l’éruption égyptienne, d’hémorroïdes, de gale sèche et humide, dont tu ne pourras guérir. Le Seigneur te frappera de vertige et de cécité, et de perturbation morale ; et tu iras tâtonnant en plein midi comme fait l’aveugle dans les ténèbres, tu ne mèneras pas à bonne fin tes entreprises, tu seras opprimé et spolié incessamment, sans trouver un défenseur. Tu fianceras une femme, et un autre la possédera ; tu bâtiras une maison, et tu ne t’y installeras point ; tu planteras une vigne, et tu n’en auras point la primeur. Ton bœuf sera égorgé sous tes yeux, et tu ne mangeras pas de sa chair ; ton âne sera enlevé, toi présent, et ne te sera pas rendu ; tes brebis tomberont au pouvoir de tes ennemis, et nul ne prendra parti pour toi. Tes fils et tes filles seront livrés à un peuple étranger, et tes yeux le verront et se consumeront tout le temps à les attendre, mais ta main sera impuissante. Le fruit de ton sol, tout ton labeur, sera dévoré par un peuple à toi inconnu ; tu seras en butte à une oppression, à une tyrannie de tous les jours, et tu tomberas en démence, au spectacle que verront tes yeux. Le Seigneur te frappera d’une éruption maligne sur les genoux, sur les cuisses, d’une éruption incurable, qui gagnera depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête. Le Seigneur te fera passer, toi et le roi que tu te seras donné, chez une nation que tu n’auras jamais connue, toi ni tes pères ; là, tu serviras des dieux étrangers, du bois et de la pierre ! Et tu deviendras l’étonnement, puis la fable et la risée de tous les peuples chez lesquels te conduira le Seigneur. Tu auras confié à ton champ de nombreuses semences ; mince sera ta récolte, car la sauterelle la dévorera. Tu planteras des vignes et les cultiveras ; mais tu n’en boiras pas le vin et tu ne l’encaveras point, car elles seront rongées par la chenille. Tu posséderas des oliviers sur tout ton territoire ; mais tu ne te parfumeras pas de leur huile, car tes oliviers couleront. Tu engendreras des fils et des filles et ils ne seront pas à toi, car ils s’en iront en captivité. Tous tes arbres et les produits de ton sol, la courtilière les dévastera. L’étranger qui sera chez toi s’élèvera de plus en plus au-dessus de toi, et toi tu descendras de plus en plus. C’est lui qui te prêtera, loin que tu puisses lui prêter ; lui, il occupera le premier rang, toi, tu seras au dernier. Et toutes ces malédictions doivent se réaliser sur toi, te poursuivre et t’atteindre jusqu’à ta ruine, parce que tu n’auras pas obéi à la voix de l’Éternel, ton Dieu, en gardant les préceptes et les lois qu’il t’a imposés. Elles s’attacheront, comme un stigmate miraculeux, à toi et à ta postérité, indéfiniment. Et parce que tu n’auras pas servi l’Éternel, ton Dieu, avec joie et contentement de cœur, au sein de l’abondance, tu serviras tes ennemis, suscités contre toi par l’Éternel, en proie à la faim, à la soif, au dénuement, à une pénurie absolue ; et ils te mettront sur le cou un joug de fer, jusqu’à ce qu’ils t’aient anéanti. Le Seigneur lancera sur toi une nation lointaine, venue des confins de la terre, rapide comme l’aigle en son vol ; nation dont tu n’entendras point la langue, nation inexorable, qui n’aura point de respect pour le vieillard, point de merci pour l’adolescent ! Elle se repaîtra du fruit de ton bétail et du fruit de ton sol, jusqu’à ce que tu succombes ; elle enlèvera, sans t’en rien laisser, le blé, le vin et l’huile, les produits de tes taureaux et de tes fécondes brebis, jusqu’à ta ruine entière. Elle mettra le siège devant toutes tes portes, jusqu’à ce que tombent, dans tout ton pays, ces murailles si hautes et si fortes en qui tu mets ta confiance ; oui, elle t’assiégera dans toutes tes villes, dans tout ce pays que l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné. Et tu dévoreras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles, ces présents de l’Éternel, ton Dieu, par suite du siège et de la détresse où t’étreindra ton ennemi. L’homme le plus délicat parmi vous et le plus voluptueux verra d’un œil hostile son frère, sa compagne et le reste d’enfants qu’il aura encore, ne voulant donner à aucun d’eux de la chair de ses enfants, qu’il mangera faute d’autres ressources ; tellement tu seras assiégé et cerné par ton ennemi dans toutes tes villes. La plus sensible parmi vous et la plus délicate, si délicate et si sensible qu’elle n’aurait jamais risqué de poser la plante de son pied sur la terre, verra d’un œil hostile l’homme qu’elle serrait dans ses bras, et son fils et sa fille, jusqu’au nouveau-né sorti de ses flancs, jusqu’aux jeunes enfants dont elle est la mère, car, dénuée de tout, elle se cachera pour les dévorer ! Telle sera la détresse où te réduira ton ennemi, t’assiégeant dans tes murs. Oui, si tu n’as soin d’observer toutes les paroles de cette doctrine, écrites dans ce livre ; de révérer ce nom auguste et redoutable : l’ETERNEL, ton Dieu, l’Éternel donnera une gravité insigne à tes plaies et à celles de ta postérité : plaies intenses et tenaces, maladies cruelles et persistantes. Il déchaînera sur toi tous les fléaux de l’Egypte, objets de ta terreur, et ils seront chez toi en permanence. Bien d’autres maladies encore, bien d’autres plaies non consignées dans le livre de cette doctrine, le Seigneur les fera surgir contre toi, jusqu’à ce que tu sois exterminé. Et vous serez réduits à une poignée d’hommes, après avoir égalé en multitude les étoiles du ciel, parce que tu auras été sourd à la voix de l’Éternel, ton Dieu. Alors, autant le Seigneur s’était plu à vous combler de ses bienfaits et à vous multiplier, autant il se plaira à consommer votre perte, à vous anéantir ; et vous serez arrachés de ce sol dont vous allez prendre possession. Et l’Éternel te dispersera parmi tous les peuples, d’une extrémité de la terre à l’autre ; et là tu serviras des dieux étrangers, jadis inconnus à toi comme à tes pères, faits de bois et de pierre. Et parmi ces nations mêmes tu ne trouveras pas de repos, pas un point d’appui pour la plante de ton pied ; là, le Seigneur te donnera un cœur effaré, mettra la défaillance dans tes yeux, l’angoisse dans ton âme, et ton existence flottera incertaine devant toi, et tu trembleras nuit et jour, et tu ne croiras pas à ta propre vie ! Tu diras chaque matin : « Fût-ce encore hier soir ! » Chaque soir tu diras : « Fût-ce encore ce matin ! » Si horribles seront les transes de ton cœur et le spectacle qui frappera tes yeux ».
En réalité, avant la Paracha de Ha’azinou (où la Torah s’étend également sur la description d’un holocauste futur), c’est-à-dire à la fin de Parachat Vayélé’h, la Torah dit (Deutéronome chapitre 31) :
« Ce jour-là, ma colère s’enflammera contre lui, je les abandonnerai, je leur déroberai ma face, et il deviendra la pâture de chacun, et nombre de maux et d’angoisses viendront l’assaillir. Alors il se dira : « En vérité, c’est parce que mon Dieu n’est plus au milieu de moi que je suis en butte à ces malheurs. » Mais alors même, je persisterai, moi, à dérober ma face, à cause du grave méfait qu’il aura commis en se tournant vers des dieux étrangers. Et maintenant, écrivez pour vous ce cantique, qu’on l’enseigne aux enfants d’Israël et qu’on le mette dans leur bouche, afin que ce cantique me serve de témoignage à l’encontre des enfants d’Israël ».
C’est-à-dire que la Torah atteste qu’un jour viendra où, tellement qu’il y aura de souffrances que les gens se demanderont : « Où était D. ? » C’est pour cela que Hachem a enseigné à Moché la Paracha de Ha’azinou (qui est appelé ‘Chira – chant’ et où sont décrit de nombreuses difficultés que traverseront le peuple juif) afin qu’il y ait un témoignage depuis toujours que tout était déjà « planifié » et il n’y a donc aucune preuve qu’il n’y a pas de D. [d’ailleurs, quand l’événement de l’Holocauste a été recherché dans le « Code Biblique », ils l’ont trouvé précisément dans ces versets qui parlent de « où était D. dans la Choah[.
Nos Sages nous ont enseigné il y a deux mille ans (Midrach Chmouel Paracha 19): « En trois parties seront divisées les afflictions du peuple juif (c’est-à-dire la quantité de troubles qui doivent venir sur le peuple d’Israël afin d’apporter une correction aux fautes, se divisent en trois parties) : une pour les générations et les ancêtres (c’est-à-dire qu’une partie des souffrances est subie par le peuple d’Israël au long de toutes les générations, ainsi que les souffrances subies par nos ancêtres Avraham Its’hak et Yaacov), une partie lors de la génération de Chmad (c’est-à-dire qu’il y a une génération qui reçoit une grande quantité de souffrances équivalente à toutes les souffrances subies par le peuple juif tout au long des générations), et une pour le Machia’h (car avant même que l’âme du Messie ne descende dans ce monde, bientôt de nos jours, elle existe dans le ciel depuis les six jours de la création, et son âme souffre une grande douleur pour expier les péchés du peuple d’Israël.)
En vérité, le fait même que dans chaque génération, de nombreuses personnes se lèvent contre nous pour nous exterminer, et tout de même le peuple juif vit et existe (ce qui n’est pas le cas chez les autres nations qui ont déjà disparu du monde, comme Babylone, la Perse, la Grèce et Rome. Ces nations qui étaient tous de grands empires qui ont fait beaucoup souffrir le peuple d’Israël et il n’en reste plus rien), est la preuve même de l’existence de D. Nous avons traversé un holocauste terrible. L’extermination de six millions de Juifs, et que s’est-il passé depuis ? Le peuple d’Israël a été ressuscité, une grande partie d’entre eux sont retournés en Terre d’Israël, et ils ont construit de grandes villes, des synagogues et des Collels, etc. Tout cela est complètement contre la logique. Celui qui ne voit pas D., c’est parce qu’il préfère ne pas voir pour se permettre un certain mode de vie.
Arrêtons-nous maintenant sur la bonne question : Pourquoi Hachem a-t-il fait la Choah ? Pourquoi méritions-nous une punition aussi sévère?
Sur cette question se sont penchés plusieurs des grands Maîtres juifs, et des livres entiers ont été écrits à ce sujet. D’ailleurs, l’un des rabbanim répondant sur ce site, le Rav Yossef ‘Hay Siman Tov Chelita, a déjà rapporté plusieurs des réponses données pour expliquer pourquoi Hachem a-t-il fait l’Holocauste. Mais par manque de temps libre, nous vous laissons aller voir de par vous-même ce qu’il a développé. Cependant puisqu’il est impossible de ne pas toucher ce sujet, nous allons présenter ici l’explication principale écrite dans le livre ‘Mi’htav Mééliyahou’, qui se base sur ce qu’a écrit le Gaon Rav Elhanan Vasserman zatsal encore avant la Choah (il a écrit qu’il allait y avoir un Holocauste pour la raison suivante): Au court de toutes les générations, le peuple juif a observé fidèlement la Torah et les Mitsvot, a observé le Chabbat et la pureté familiale et toutes les lois importantes, mais ces 200 dernières années, s’est développé parmi les Juifs d’Europe le courant de la « Haskala », qui depuis, lors ceux-ci ont commencé à abandonner lentement l’observance de la Torah et des Mitsvot, et se sont dégradés dans leur niveau spirituel de plus en plus, jusqu’à ce qu’ils atteignent une situation d’assimilation (mariages mixtes entre juifs et non juifs) à un taux de 90 %. Hachem est miséricordieux, et retient Sa colère. Il a attendu 200 ans pour qu’ils fassent Techouva, jusqu’à ce que les mauvais comportements augmentent considérablement, et Hachem n’avait pas d’autre choix que d’amener la maudite Choah, parce que si les Juifs ne se souviennent pas de par eux-mêmes qu’ils sont juifs, le Tout-Puissant incite les non-juifs à nous éloigner d’eux (« Si le Juif ne fait pas de Kiddouch, le Goy fera la Havdalah – la séparation… »). Et les faits parlent d’eux-mêmes : avant la Choah, l’observance de la Torah et des Mitsvot était très dévalorisée aux yeux des juifs, il n’y avait pratiquement pas de Yechiva et d’étudiants en Torah en Europe (quelques centaines d’étudiants dans toute l’Europe), et selon les données d’assimilation, s’il n’y avait pas eu d’Holocauste, aujourd’hui il n’y aurait presque plus de Juifs qui ne se soient pas assimilés. Après la Choah, le peuple d’Israël a été ressuscité. Des Yechivas, des Talmud Torah et des Collelim ont été ouverts. Aujourd’hui, il y a des milliers d’étudiants de Torah, et même parmi ceux qui n’observent pas la Torah et les Mitsvot, beaucoup sont venus vivre en Terre d’Israël de telle sorte que parmi eux, les mariages mixtes ont beaucoup diminué.
Je voudrais vous raconter une histoire personnelle. Quand j’avais environ 8 ans (vivant encore à l’étranger) et que nous sommes venus visiter la Terre d’Israël, nous sommes allés à « Yad Vachem ». Entre autres, ils nous ont présenté là-bas une affirmation (par des historiens pas initiés à la Torah et les Mitsvot) disant que c’est très dommage qu’il y ait eu un Holocauste, car alors les Juifs ont tellement « évolué » (pour ainsi dire),se sont intégrés parmi les non-juifs, ont appris leurs habitudes, et juste au moment où ils ont atteint le sommet où ils étaient presque « une seule nation » avec les Allemands, l’Holocauste est venu et a arrêté tout ce « merveilleux » processus… « d’après leur approche. Déjà alors je me suis dit, si quelqu’un avait une « question » pourquoi y-a-t-il eu un holocauste, la réponse est simple et claire.
Il est impossible de ne pas mentionner ici la réponse (qui complète ce qui précède) que Maran Rav ‘Ovadia Yossef Zatsal a dit dans son cours de Motsaé Chabbat, qui est l’explication écrite par le Gaon Rabbi Aharon Rota Zatsal auteur du Chomré Emounim, que pendant les années d’exil, beaucoup de Juifs ont commis de graves fautes, tels que le meurtre et l’interdiction de l’inceste, etc. Hachem, dans sa grande miséricorde et sa grâce, a rassemblé toutes ces âmes en Guilgoul dans une génération (la génération de l’Holocauste), et les a punis tous ensemble de telle manière qu’ils meurent pour la sanctification du nom de Hachem (parce qu’un Juif qui est tué uniquement parce qu’il est Juif, est appelé un saint, comme l’écrit Rambam). Ainsi leurs âmes ont été purifiées et sont devenues saintes et pures. [Cela complète ce que nous avons expliqué auparavant. Hachem a choisi la génération de la Choah pour amener une purification à toutes ces âmes parce que cette génération avait atteint les dernières limites d’assimilation. C’est ainsi la voie de D., il joint plusieurs choses ensemble. Chaque action de D., contient plusieurs raisons et aspects].
Lorsque Maran a fait cette élocution, les médias ont fait un scandale en s’opposant à ses propos, car ils pensaient que cela déshonorer les victimes de l’holocauste de dire qu’ils avaient commis des crimes dans des incarnations précédentes, mais tout cela est dû au fait que les médias pensent qu’il n’y a pas de justice dans la direction du monde. Alors que nous qui sommes croyants, savons que Hachem n’amène pas de souffrances à une personne s’ils ne lui reviennent pas. Au contraire, Maran a donné du respect aux victimes de la Choah en disant qu’ils ne méritaient pas une si grande punition pour leurs actions, et ce qui a été fait n’est dû qu’aux péchés commis par des générations antérieurs qui sont revenus en Guilgoul dans cette génération. [Les médias dans leur ignorance pensaient aussi que ces propos donnaient une légitimité aux Allemands. Mais nous avons déjà expliqué plus haut qu’il n’y a pas de lien entre les choses, tout comme il n’y a pas de légitimité aux actions de Pharaon et Titus. C’est incroyable de s’apercevoir que les médias se permettent d’attaquer le génie de la Torah qu’est le Rav ‘Ovadia, alors qu’ils ne comprennent rien du judaïsme. Ce que nous avons écrit ici à propos de Pharaon et Titus sont des choses simples et connues de tout enfant qui étudie la Torah, et s’ils savaient ces choses simples ils ne se seraient pas permis de s’opposer à lui, tout comme une personne qui ne comprend rien à la médecine, qui s’en prend à un grand professeur de médecine, et s’étonne pourquoi a-t-il fait d’une certaine manière et pas autrement]. Cependant, après l’attaque médiatique contre Maran, certaines personnes qui n’observent pas la Torah et les Mitsvot ont effectué une « séance » (une façon d’appeler les âmes qui sont déjà décédées afin de leur poser des questions et de recevoir des réponses – chose qui est interdite selon la Torah, mais pour ceux qui le font, il leur est vraiment possible de parler avec le défunt), et ont dit qu’ils ont également interrogé les morts à travers une « séance » et ont reçu en réponse que les paroles du Rav ‘Ovadia Yossef Zatsal sont tout à fait véridiques et qu’effectivement la génération de la Choah était un rassemblement d’âmes de toutes les générations qui devaient subir de grandes punitions pour des offenses graves envers la Torah. De cette façon, ces âmes ont reçu une très grande correction et sont devenues des saints et purs, par la grâce de D.
Que la volonté de D. soit que ces souffrances terribles ne surgissent pas deux fois, et que l’on mérite de voir la venue du Machia’h avec grâce, miséricorde et sans souffrance, Amen.
Attention !
En aucun cas on ne pourra apprendre d'un cas à l'autre. Chaque situation est différente. Il faudra toujours demander la question dans son contexte afin de recevoir une réponse adéquate. La Hala'ha peut changer en fonction des conditions et des circonstances. De manière générale, il est toujours préférable de contacter directement des Rabbanim et vérifier avec eux la Hala'ha spécifique à votre cas. Rencontrer un Rav, face à face, est toujours préférable à un contact virtuel ou téléphonique.
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