Sources :
À première vue, puisque le but du Pidyon Nefesh (selon la Kabbale, avec 160 proutot) est de restaurer le tselem qui a commencé à s’éloigner de la personne, ou qui s’est affaibli, comme le détaille le Siddour du Rashash[1], le Pidyon Nefesh ne semblerait concerner que le sauvetage d’un malade afin qu’il ne meure pas, et non d’autres délivrances.
Il va de soi que toute tsedaka adoucit les rigueurs et peut être bénéfique face à toute détresse et adversité. Il est en effet dit : « La tsedaka sauve de la mort »[2]. Elle sauve aussi, selon le cas, d’une mort inhabituelle et du jugement du Guehinam[3]. À plus forte raison peut-elle sauver d’autres malheurs. Néanmoins, quant au fait que la tsedaka soit considérée comme un « Pidyon Nefesh », doté d’une force spirituelle supérieure à la tsedaka ordinaire, cela semble, à première vue, ne concerner que la guérison d’un malade en danger.
Toutefois, le grand mekoubal, le Maharar Rabbi Meïr Poppers zatsal, auteur de Or Tsaddikim, a écrit dans son ordre de Pidyon Nefesh[4], qui est lui aussi semblable au Pidyon Nefesh du Rashash avec 160 proutot, etc. : « Ce Pidyon Nefesh est un bienfait et un remède pour toute détresse qui ne survienne pas, et particulièrement pour que les malades guérissent rapidement, etc. » Fin de citation. Il ressort explicitement qu’il est également efficace pour toutes les délivrances, mais davantage encore pour la guérison.
De même, le Moharar Rabbi Eliézer Papo zatsal écrit dans le Pélé Yoets, à l’entrée « Pedout » : « Combien il est bon et agréable, pour tout malade et pour toute détresse qui ne survienne pas, d’accomplir l’ordre de Pidyon Nefesh présenté dans les livres ; car la tsedaka, la prière et la force spirituelle des Noms mentionnés et mis en œuvre sont aptes à protéger et à sauver de toute détresse et adversité, et le soulagement viendra. » Fin de citation. Ses propos sont cités dans Yalkout Yossef, Yamim Noraïm, nouvelle édition, p. 92. Des formulations semblables sont également employées par l’auteur du Shevet Moussar dans son ouvrage Meïl Tsedaka, siman 353.
Le gaon, le Hatam Sofer, dans son commentaire sur la Torah, parachat Ekev, sur le verset « Hachem éloignera de toi toute maladie », écrit : « Il est connu que, pour annuler les décrets, on accomplit un Pidyon Nefesh : une prière associée à des Noms sacrés, dont la guématria est 160, correspondant à “Migdal oz chem Hachem bo yarouts tsaddik venisgav”, etc. » Fin de citation.
Au nom du mekoubal Moharar Rabbi Yehouda Fatiya zatsal, il est rapporté qu’un Pidyon Nefesh est efficace pour « la maladie, la détresse et le chagrin ». Fin de citation.
Dans le responsa Choel Venichal, dans l’introduction à la première partie, au récit de la vie du gaon auteur zatsal, il est dit : « Pour toute détresse qui ne survienne pas, touchant un particulier ou la collectivité, il proposait d’accomplir un Pidyon Nefesh par l’intermédiaire de dix talmidé hakhamim en Erets Israël. »
Certains témoignages indiquent que l’avis de Maran Rabbénou Ovadia Yossef zatsoukal était, semble-t-il, que le Pidyon Nefesh est également efficace pour des situations qui ne relèvent pas exactement de la guérison des malades, bien que, dans les cas concernés, elles fussent au moins liées à la question de la vie. Ainsi, notre ami, le Rav gaon Rabbi Eliyahou Chétrit chelita, rapporte dans son livre « Rabbénou », p. 131, à la date du 3 Adar 5761 : « On vint consulter Rabbénou, le Moharar Ovadia Yossef zatsoukal, au sujet d’un homme d’affaires américain qui s’était rendu au Texas pour ses affaires et avait disparu. On demanda à Rabbénou de prier pour lui et ce qu’il convenait de faire ; Rabbénou répondit qu’il fallait faire un Pidyon Nefesh. » Fin de citation. Voir également notre ami, le Rav gaon Rabbi Yaakov Sasson chelita, dans son livre Abir Haroïm, tome I, p. 144, petit-fils de Maran zatsal : Maran le Rav Ovadia Yossef zatsal envoyait souvent des personnes auprès du gaon Rabbi Yehouda Moualem zatsal afin qu’il accomplisse un Pidyon Nefesh. Une fois, une femme pleura devant Maran zatsal parce qu’elle n’avait pas encore mérité d’avoir une descendance viable et qu’elle faisait constamment des fausses couches. Elle était profondément affligée. Maran Rabbénou zia lui dit : « Va chez Hakham Yehouda Moualem zatsoukal, qui habite rue Yona ; il accomplira pour toi un Pidyon Nefesh. » Cela signifie qu’il ferait un Pidyon Nefesh pour la femme elle-même et non pour le fœtus, tel est le sens des paroles. Hakham Yehouda zatsal accomplit effectivement un Pidyon Nefesh pour elle, et elle mérita ensuite de voir des enfants et des petits-enfants engagés dans l’étude de la Torah.
Toutefois, comme indiqué, il faut s’interroger sur tout cela : comment un Pidyon Nefesh de 160 proutot peut-il être efficace face à toute détresse et adversité, alors que son rôle n’est que de restaurer le tselem, ce qui semble ne concerner que le malade en danger ? On peut répondre que, finalement, la restauration du tselem s’opère parce que le Pidyon répare l’atteinte portée aux Noms sacrés par les fautes. Il est donc raisonnable et acceptable de dire que, dès lors que le dommage causé par les fautes aux Noms sacrés est réparé, cela sera en soi efficace pour annuler tous les décrets difficiles et mauvais dans tous les domaines. Certes, cela est plus efficace pour la guérison, car ce sont les Noms précis qui se rapportent à la question du tselem. On peut encore expliquer, d’après ce qui est écrit dans le livre Chofar Betsion, p. 21, que même le Pidyon Nefesh du Rashash est efficace du fait qu’une rançon est donnée à Azazel, qui dès lors n’accuse plus. C’est le « Pidyon » mentionné dans le Zohar Hakadoch, introduction de Berechit, folio 2b, ainsi que dans les paroles de Rabbénou le Ari zal, dans Chaar Maamaré Rashbi, folio 13a. Or, si les arguments de l’accusateur sont ainsi réduits au silence, il est clair que le Pidyon sera également efficace pour toute détresse qui ne survienne pas.
Notes :
[1] Siddour haYera, tome I, p. 850.
[2] Michlé 10, 2 ; 11, 4.
[3] Baba Batra, folio 10a.
[4] Dans Pri Ets Haïm manuscrit, manuscrits du Jewish Theological Seminary de New York, no 11175 ; cité dans Siddour haRashash, Ahavat Chalom, Pidyon Nefesh, Sefat Hayam, p. 62.
Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été révisée par une personne. Elle peut donc contenir des inexactitudes et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.














