Question

Cher Rabbin,

J’ai un hachoir à légumes [petit robot ménager] que j’utilise toute l’année uniquement pour les légumes ; je ne l’ai jamais utilisé pour du ‘hamets.

Dois-je acheter un hachoir à légumes spécialement pour Pessa’h ?

Je précise que j’utilise également le hachoir à légumes pour couper des oignons.

Merci

Réponse

le pays du questionneur: צרפת

Bonjour et bénédictions,

Si le hachoir à légumes n’a absolument pas été utilisé pour du ‘hamets, mais seulement pour hacher et moudre des légumes, etc., selon l’avis des Séfarades, il n’est pas nécessaire d’acheter un nouveau hachoir à légumes pour Pessa’h : il suffit de le laver, et il est permis de l’utiliser à Pessa’h.

Cependant, selon l’avis des Ashkénazes, il convient a priori de ne pas l’utiliser à Pessa’h, et ce n’est permis qu’a posteriori.

Toutefois, ceux qui souhaitent être rigoureux peuvent faire la hag‘ala des lames du hachoir à légumes afin de s’acquitter selon tous les avis.

Avec la bénédiction d’un Pessa’h cachère et joyeux,

Rav David O’hayon

Sources et explications :

La cachérisation des ustensiles ayant servi au ‘hamets pour Pessa’h

Le Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm, chapitre 451, paragraphe 5, statue ainsi :

« Les ustensiles utilisés avec des aliments chauds se cachérisent selon leur mode d’utilisation. Si leur utilisation est dans un keli richon, tel qu’une cuillère avec laquelle on remue dans une marmite, il faut les cachériser dans un keli richon ; si leur utilisation est dans un keli cheni, leur cachérisation se fait dans un keli cheni. Quant à un ustensile utilisé avec un irouï, lorsque l’on verse depuis un keli richon, la cachérisation par un keli cheni ne suffit pas : il faut verser sur lui depuis un keli richon. »

Selon cette règle, tout ustensile dont l’utilisation se fait à froid se cachérise également à froid. C’est aussi explicite dans les propos de la Guemara Pessa’him 30a : « Rava bar Aba a dit au nom de Rav ‘Hiya bar Achi, au nom de Chmouel : tous les ustensiles dans lesquels on a utilisé du ‘hamets à froid peuvent être utilisés pour la matsa, à l’exception du récipient à levain, car son action de fermentation est forte. »

Ainsi statue le Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm, chapitre 451, paragraphe 22 :

« Tous les ustensiles, même en terre cuite, dans lesquels on a utilisé du ‘hamets à froid, il est permis d’y utiliser de la matsa, même chaude, à l’exception du récipient à levain et du récipient à ‘harosset. Bien qu’on n’y ait utilisé du ‘hamets qu’à froid, il est interdit d’y utiliser de la matsa chaude ; mais à froid, pour y déposer de la matsa cuite, cela est permis. Il est cependant interdit d’y pétrir. Tout cela sans hag‘ala ; mais par hag‘ala, même le récipient à levain et le récipient à ‘harosset sont permis, s’ils ne sont pas en terre cuite. »

Le statut d’un ustensile utilisé à froid avec un aliment piquant

Malgré ce qui précède, selon lequel un ustensile utilisé à froid n’exige qu’un lavage, le statut d’un ustensile utilisé avec du ‘hamets piquant est différent. En effet, en raison de son fort caractère piquant, un aliment piquant fait pénétrer le ‘hamets dans l’ustensile même à froid, comme l’explique le Choul’han ‘Aroukh, Yoré Déa, chapitre 96.

Le Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm, chapitre 451, paragraphe 16, statue également ainsi concernant la cachérisation d’un mortier pour Pessa’h :

« Un mortier peut être cachérisé par hag‘ala. S’il est grand et qu’il est impossible de l’introduire dans une marmite, on y met de l’eau bouillante et on y introduit une pierre chauffée à blanc ; l’ébullition monte alors sur tous ses bords, car cela équivaut à une hag‘ala dans un keli richon. »

La raison pour laquelle le Choul’han ‘Aroukh exige une hag‘ala pour le mortier, bien qu’il soit utilisé à froid, est expliquée par le Michna Beroura, ad loc., § 89 : on avait l’habitude d’y piler de l’ail et des aliments piquants avec des miettes de pain.

Toutefois, dans notre cas, puisque le hachoir à légumes n’a jamais été utilisé avec du ‘hamets et un aliment piquant ensemble, il n’y a apparemment pas lieu de craindre non plus le cas d’un aliment piquant avec du ‘hamets ; il est donc permis de l’utiliser à Pessa’h sans hag‘ala.

Il faut néanmoins examiner si le hachoir à légumes requiert une cachérisation du fait que l’on y a haché des oignons coupés avec un couteau de ‘hamets. En effet, l’oignon absorbe le goût du ‘hamets provenant du couteau, puis le transmet aux lames du hachoir à légumes ; il s’ensuit qu’un goût de ‘hamets est absorbé dans le hachoir.

Un goût absorbé par un aliment piquant est-il de nouveau transmis par un aliment piquant ?

Les décisionnaires divergent au sujet de cette question : un couteau ayant absorbé d’un aliment piquant, dont le statut est celui d’un goût de premier degré, transmet-il de nouveau par un aliment piquant un goût de premier degré, ou non ?

Selon le Maguen Avraham, Ora’h ‘Haïm, chapitre 451, § 30, cité par le Michna Beroura, ad loc., § 90, un aliment piquant coupé avec un couteau de ‘hamets, puis pilé dans un mortier, fait absorber dans celui-ci le goût du ‘hamets. Toutefois, selon l’Even HaOzer, Yoré Déa, chapitre 95, bien qu’un aliment piquant coupé avec un couteau ait le statut d’un goût de premier degré dans le couteau, il ne transmet pas de nouveau un goût de premier degré s’il est coupé avec un couteau. Ainsi ont également statué les responsa Maharchaïg, tome III, chap. 39, ainsi que le ‘Havot Da’at, Yoré Déa, chapitre 96, § 6 ; telle est aussi l’opinion du Gaon Rabbi Akiva Eiger, du ‘Hokhmat Chlomo et d’autres.

Par conséquent, dans le cas présent, même si l’oignon a effectivement été coupé avec un couteau de ‘hamets puis haché par les lames du hachoir à légumes, selon l’Even HaOzer et la majorité des décisionnaires, le goût du ‘hamets ne pénètre pas de nouveau dans le hachoir à légumes en tant que goût de premier degré.

La cachérisation des ustensiles suit leur utilisation majoritaire

En outre, puisque le hachoir à légumes est majoritairement utilisé non pour des aliments piquants, mais pour des légumes et des fruits non piquants, l’ustensile ne requiert pas de cachérisation ; car, pour la cachérisation des ustensiles, on suit leur utilisation majoritaire.

Comme le statue le Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm, chapitre 451, paragraphe 6 :

« Pour tout ustensile, on suit son utilisation majoritaire. Ainsi, les plats, bien qu’on les utilise parfois dans un keli richon sur le feu, puisque leur utilisation majoritaire consiste en un irouï versé sur eux depuis un keli richon, telle est leur cachérisation. »

De même, les responsa Or LéTsion, tome III, notes sur le chapitre 10, statuent au sujet d’un blender dans lequel on hache des légumes et des fruits :

« Un blender, dans lequel on moud des fruits et des légumes pour les nourrissons, etc., est généralement utilisé à froid et sans aliments piquants. Il suffirait donc de bien le nettoyer. Même si l’on y utilise parfois un aliment chaud ou piquant, pour tout ustensile on suit son utilisation majoritaire, comme l’explique le Choul’han ‘Aroukh au paragraphe 6. Seuls ceux dont l’utilisation majoritaire est avec un aliment piquant ou chaud nécessitent une hag‘ala des lames. Il est néanmoins bon, dans tous les cas, de faire la hag‘ala des lames, puisqu’il est facile de les cachériser ainsi. Il est en effet expliqué dans le Choul’han ‘Aroukh, paragraphe 3, que les couteaux se cachérisent dans un keli richon et deviennent permis ; voir là-bas. Avant la hag‘ala, il nettoiera soigneusement le couteau avec de la laine d’acier ou un produit similaire. »

Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été révisée par une personne. Elle peut donc contenir des inexactitudes et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Attention !

En aucun cas on ne pourra apprendre d'un cas à l'autre. Chaque situation est différente. Il faudra toujours demander la question dans son contexte afin de recevoir une réponse adéquate. La Hala'ha peut changer en fonction des conditions et des circonstances. De manière générale, il est toujours préférable de contacter directement des Rabbanim et vérifier avec eux la Hala'ha spécifique à votre cas. Rencontrer un Rav, face à face, est toujours préférable à un contact virtuel ou téléphonique.

Publiez ici !
Tous les dons sont reversés à l'association Bircat Avraham'. A travers ce site vous avez une excellente occasion de donner convenablement la Tsedaka. C'est aussi l'espace adéquate pour publier votre entreprise de façon rentable.

Pas trouvé votre bonheur ?

 

Posez dès maintenant votre question au Rav, 

votre reponse arrivera rapidement

Les derniers articles

Guide de conversion

Guide de conversion   Introduction De nombreuses personnes aspirent à rejoindre le peuple juif, mais peu réussissent à franchir avec

Voir plus

Les intéressantes !

Recherche Intelligente sur le Site ×
Demande‑nous de prier pour toi !

Contact

צור קשר

מזכירות: