Sources et motifs :
Est-il permis de faire entrer à la synagogue un chien-guide pour aveugle ?
Les décisionnaires sont partagés concernant l’entrée d’un « chien-guide » pour aveugle à la synagogue. Dans les responsa Igrot Moché, tome I, siman 45, il est écrit que l’on peut prouver, à partir du Talmud de Jérusalem, Méguila, chap. 3, halakha 3, que faire entrer un chien à la synagogue n’est pas considéré comme une atteinte à sa dignité plus que le fait d’y manger ou d’y boire. Par conséquent, en cas de nécessité pressante, par exemple lorsqu’un aveugle ne peut venir à la synagogue sans être accompagné de son chien, il faut lui permettre d’entrer avec lui à la synagogue. Il est toutefois préférable qu’il s’assoie près de l’entrée afin de ne pas perturber l’assemblée des fidèles. Dans le même sens, l’Admour de Loubavitch a écrit qu’il y avait lieu d’être indulgent, dans une réponse rapportée dans le livre Chaarei Halakha Oumin’hag, tome I (siman 98), ainsi que dans le recueil Yagdil Torah, tome I (siman 52).
Cependant, à l’inverse, dans les responsa ‘Helkat Yaakov, Ora’h ‘Haïm, siman 34, il est écrit qu’il faut interdire l’entrée d’un chien-guide pour aveugle à la synagogue. Il y réfute fermement la preuve des Igrot Moché tirée du Talmud de Jérusalem, puisque le Talmud de Jérusalem ne parle pas du moment de la prière, lorsque l’assemblée prie et que cela perturbe la concentration. Il invoque également d’autres motifs, tels que le risque que le chien fasse ses besoins dans la synagogue, ainsi que la nécessité de ne pas ouvrir la voie à l’entrée des chiens de personnes insolentes qui ne sont pas aveugles, etc. Voir là-bas. De même, le livre Torah Cheléma, tome XV (p. 147), l’interdit, de même que les responsa Michnat Yossef (tome IX, siman 53), et le livre Ma’ané LaIgrot, siman 22.
En pratique, il semble qu’il faille tenir compte des propos de ceux qui interdisent, d’autant plus qu’il est possible de trouver une solution pour l’aveugle : il arrivera à la synagogue avec son chien et le laissera à l’extérieur, près de l’entrée de la synagogue, de manière à ne pas gêner l’accès à la synagogue, tandis qu’une autre personne accompagnera l’aveugle jusqu’à sa place. C’est également la conclusion du livre Halakha Beroura, siman 151, סעיף 30 : il faut tenir compte de l’avis de ceux qui interdisent. Le livre Yalkout Yossef adopte aussi une position stricte à ce sujet, de même que les responsa Chéma Chlomo, tome IV, siman 3.
Est-il permis de faire entrer à la synagogue un chien d’assistance pour une personne traumatisée de guerre ?
Les décisionnaires n’ont pas traité du cas d’une personne « traumatisée de guerre », et il semble qu’il y ait davantage lieu d’être indulgent. En effet, à la différence d’un aveugle, qui a besoin de son chien à la synagogue uniquement pour être guidé jusqu’à sa place — ce qui peut être fait par une autre personne —, une personne traumatisée de guerre a besoin de son chien pour un accompagnement constant, afin de prévenir les crises d’angoisse et de la calmer en cas de crise. Toutefois, il ne fait aucun doute que la situation de toutes les personnes traumatisées de guerre n’est pas identique ; il existe de grandes différences d’une personne à l’autre, tant dans la nécessité que le chien reste auprès d’elle que dans la fréquence des crises d’angoisse dont elle souffre.
Par conséquent, il apparaît que même à nos chères personnes traumatisées de guerre, qui ont risqué leur vie et sont parties combattre pour la défense du peuple d’Israël sur le champ de bataille, et qui ont vu des scènes terribles les accompagnant même après leur retour du front, on ne doit pas accorder une permission générale de faire entrer un chien à la synagogue. Mais lorsque les crises d’angoisse ne sont pas fréquentes, elles laisseront leur chien à l’extérieur, près de l’entrée de la synagogue. Les gabbaïm leur prévoiront une place assise près de l’entrée, afin que le chien leur soit accessible et proche en cas de besoin. Par mesure de sécurité supplémentaire, on désignera une personne sensible et compréhensive, attentive aux besoins de la personne traumatisée de guerre et veillant à ce qu’elle se sente bien ; si nécessaire, elle l’accompagnera dehors ou fera entrer le chien auprès d’elle afin de la calmer.
Mais s’il s’agit, malheureusement, d’une personne traumatisée de guerre qui connaît des crises d’angoisse fréquentes, et que le chien l’aide à les prévenir ou à la calmer durant une crise, il faut lui permettre d’entrer à la synagogue avec son chien. Les gabbaïm organiseront pour elle et son chien une place dans un coin, où le chien ne gênera pas les autres fidèles, et installeront autour du chien une légère séparation, d’une hauteur suffisante pour dissimuler sa présence — de préférence d’environ quatre-vingts centimètres à un mètre — afin d’éviter de distraire les fidèles. On dira aux personnes qui s’interrogent qu’elle bénéficie d’une autorisation particulière et exceptionnelle pour entrer à la synagogue avec un chien constamment auprès d’elle. Car, selon la halakha, une crise d’angoisse et de peur est considérée comme un danger, pour lequel il est permis même de transgresser le Chabbat, comme l’explique la Guemara Yoma 84a : il est permis, même le Chabbat, de secourir des enfants effrayés qui sont restés coincés derrière une porte. C’est également ainsi que le Maguen Avraham tranche la halakha, Ora’h ‘Haïm, siman 328, sous-paragraphe 8.
Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été révisée par une personne. Elle peut donc contenir des inexactitudes et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.
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