Sources et motivations :
Source de la coutume de ne pas écouter de musique pendant les jours de la Sefirat HaOmer
L’interdiction d’écouter de la musique pendant les jours de la Sefirat HaOmer n’est mentionnée ni dans les propos de la Guemara ni dans ceux des Richonim, et elle n’est pas non plus mentionnée comme règle halakhique dans le Tour ou le Choul’han Aroukh.
La source de l’interdiction est mentionnée dans les propos du Maguen Avraham, Ora’h ‘Haïm, siman 493, se’if katan 1, qui écrit en ces termes :
« La coutume est d’interdire les danses et rondes dansées facultatives ; et il me semble que même celui qui a conclu des fiançailles n’a pas le droit de faire des danses et rondes dansées. »
Le Michna Beroura a également tranché ainsi, ibid., se’if katan 3, et c’est aussi ce qu’écrit le ‘Aroukh HaChoul’han comme règle halakhique.
En réalité, les paroles mêmes du Maguen Avraham n’interdisent pas l’écoute de musique ; elles indiquent seulement que la coutume est d’interdire « les danses et rondes dansées ».
Néanmoins, puisque tout cela relève de la coutume, il ne fait aucun doute qu’à notre époque on a également l’usage d’interdire l’écoute de musique instrumentale, ou même au moyen d’un magnétophone, de la radio et autres. Il convient de respecter cette coutume.
Écouter de la musique calme pendant les jours de la Sefirat HaOmer
Dans le livre Halikhot Chelomo, tome II, chapitre 11, paragraphe 14, il est écrit que l’on peut déduire des paroles précitées du Maguen Avraham que la coutume de s’abstenir ne concerne que l’écoute d’une musique conduisant à la joie, aux danses et aux rondes dansées. En revanche, l’écoute d’une musique calme, qui élève l’homme ou l’apaise, et ne le conduit pas à danser, n’est pas interdite.
Cependant, dans les Igrot Moché, tome I, Ora’h ‘Haïm, siman 166, il est expliqué que toute musique est interdite pendant les jours de la Sefirat HaOmer. La raison en est que, durant toute l’année, une personne scrupuleuse devrait ne pas écouter de musique, même vocale ; seulement, on se montre indulgent à cet égard. Mais, au moins pendant les jours du Omer, on observe rigoureusement la règle essentielle selon laquelle il convient d’être sévère et de s’abstenir d’écouter de la musique depuis la destruction du Beth Hamikdach.
C’est également ce qui est rapporté au nom du Gaon Rav Yossef Chalom Elyachiv zatsal dans le livre Achrei HaIch, chapitre 65, lettre 20 : pendant les jours du Omer, on a l’usage d’être plus rigoureux et d’interdire l’écoute d’instruments de musique davantage que durant le reste de l’année. Cela ne découle pas des paroles du Maguen Avraham, puisqu’il ne traitait que des danses et rondes dansées, mais du fait que durant toute l’année on a l’usage de permettre, tandis que pendant les jours du Omer la coutume est d’interdire et d’être rigoureux, à la différence du reste de l’année. Il ne faut donc écouter aucune musique, même calme.
C’est aussi ce qu’écrit le responsum Yé’havé Da’at, tome VI, siman 34 : bien que toute l’année il y ait sur qui s’appuyer pour écouter des instruments de musique et des chants, même après la destruction du Beth Hamikdach, pendant les jours du Omer il ne faut pas écouter de musique ni de chants accompagnés d’instruments, contrairement au reste de l’année où l’usage est d’être indulgent en cela.
Nous trouvons également une autre opinion, selon laquelle il faut distinguer entre les jours de Ben Hametsarim et ceux de la Sefirat HaOmer. C’est précisément durant Ben Hametsarim qu’il convient d’être rigoureux et de ne pas écouter de musique du tout, comme le veut la règle stricte applicable toute l’année depuis la destruction du Beth Hamikdach. En revanche, pendant les jours du Omer, il ne s’agit pas d’un deuil pour la destruction, mais seulement d’une diminution de la joie en raison du décès des élèves de Rabbi Akiva ; par conséquent, il ne faut réduire que les danses et rondes dansées.
Toutefois, en pratique, la coutume est de ne pas écouter de musique pendant les jours de la Sefirat HaOmer, qu’il s’agisse de musique douce et calme ou de musique bruyante et joyeuse conduisant aux danses et rondes dansées.
Toutefois, concernant les stations de radio religieuses, certains ont écrit qu’il est permis de les écouter, comme l’écrit le responsum Choalin Védoreshin (tome IV, siman 37), qui permet l’écoute de musique ‘hassidique douce et calme sur les stations de radio religieuses. Cela vise cependant davantage à éviter que des personnes n’en viennent à écouter des chansons inappropriées sur d’autres stations de radio.
Écouter de la musique pendant l’exercice durant les jours de la Sefirat HaOmer
Concernant l’écoute de musique pendant l’exercice, j’ai vu que l’on rapporte les propos du responsum Imrei Eliyahou (siman 21), où l’on demanda s’il est permis aux femmes de participer à un cours de gymnastique lorsque de la musique est diffusée pendant le cours et que les exercices suivent le rythme de la musique. Il répondit qu’il fallait l’interdire, bien que l’intention ne soit pas de se réjouir, en ces termes : « Certes, ces femmes s’adonnent à la gymnastique, et toute la musique en arrière-plan ne sert que de rythme pour l’exécution des mouvements de gymnastique qu’elles font, sans intention de se réjouir. Néanmoins, il y a en cela un certain plaisir qui éveille quelque peu la joie dans le cœur. Puisqu’il s’agit assurément d’une activité purement facultative, il me semble donc qu’il y a lieu d’être rigoureux dans notre cas. Et bien que la gymnastique soit bénéfique pour la santé du corps, et qu’il soit une mitsva pour l’homme d’être en bonne santé afin de servir Hachem, il est certain que la gymnastique n’est pas considérée comme une mitsva au même titre qu’un repas de fiançailles, qu’il est permis d’accompagner d’instruments de musique. »
Toutefois, selon mon humble avis, il existe une distinction claire entre les différents types d’activités avec musique. En effet, une activité aérobique de danse ou similaire, pratiquée en écoutant une musique rythmée, constitue assurément une écoute de musique interdite pendant les jours du Omer, car l’écoute de la musique procure du plaisir, outre la nature même de l’activité, qui ressemble intrinsèquement à des danses et rondes dansées. Il faut donc s’abstenir d’écouter de la musique lors d’une telle activité, même si son objectif est réellement l’exercice et non la joie, car elle éveille nécessairement la joie par sa nature même. De même, il ne serait pas possible de permettre les danses et rondes dansées pour la santé durant les jours de la Sefirat HaOmer.
Il en va différemment de l’exercice dans une salle de sport ou similaire, accompagné de musique : dans un tel lieu, la musique n’a nullement pour but la joie ou la danse, mais sert uniquement de moyen d’animation pour créer une atmosphère énergique. Puisque la diffusion n’a pas pour but la joie ni la danse, il n’y a pas lieu de l’interdire, car cela n’est pas considéré comme une écoute de musique, mais comme l’écoute d’un rythme.
De même qu’il ne faut pas donner comme directive, pendant les jours de la Sefirat HaOmer, de changer les sonneries des téléphones portables afin qu’elles ne comportent ni musique ni chansons, comme c’est aujourd’hui l’usage chez de nombreuses personnes qui ont pour sonnerie de téléphone une jolie mélodie ou une chanson connue. En effet, cette diffusion n’a pas pour but une musique de réjouissance, mais une sonnerie et une alerte signalant que l’on appelle le propriétaire du téléphone ; elle n’entre donc pas dans le cadre de l’écoute de musique que la coutume a interdit.
Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été révisée par une personne. Elle peut donc contenir des inexactitudes et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.












