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Mes parents sont encore en vie, grâce à Dieu. Puis-je réciter le Kadish pour l’élévation de l’âme d’un ami décédé, par exemple le Kadish « de-rabbanan » pendant la prière et après l’étude, ainsi que le demi-Kadish après la montée de maftir en semaine et le Chabbat,
et quel est le statut de la récitation du Kadish « des orphelins », dit avant « Alénou léchabéa’h » à Cha’harit, Min’ha et Arvit ?
Merci
Si vous souhaitez réciter le Kadish des orphelins pour l’élévation de l’âme d’un défunt qui n’a personne pour dire le Kadish après lui, et que vos parents y consentent, il n’y a aucune crainte à cela. Toutefois, s’ils y sont opposés, il convient de s’en abstenir. Il faut donc demander l’autorisation de ses parents.
Cependant, si l’on souhaite réciter ce Kadish sans intention particulière pour un défunt précis, beaucoup ont l’usage de s’abstenir de ces Kadishim appelés « Kadish batra » (les Séfarades le disent avant « Alénou léchabéa’h »), tant que leurs parents sont en vie.
Quant aux autres Kadishim, à savoir le Kadish précédant « Hodou » et celui qui suit le « Chir chel yom », selon la stricte loi, toute personne de l’assemblée peut les réciter, même si ses parents sont en vie. Néanmoins, l’usage est de les attribuer aux endeuillés. S’il n’y a pas d’endeuillé à la synagogue, l’officiant les récitera lui-même et ne les omettra en aucun cas ; il n’y a pas lieu de craindre à ce sujet que les parents s’en offusquent.
Il en est de même du Kadish récité après l’étude : s’il n’y a pas d’orphelin pour le dire, il le récitera lui-même, même si ses parents sont en vie, à plus forte raison s’il a participé à l’étude à propos de laquelle le Kadish est récité. Il en est également ainsi du Kadish après l’achèvement d’un traité.
Quant au demi-Kadish récité après la lecture de la Torah, selon l’usage séfarade, même si ses parents sont en vie, il est permis de le dire tant qu’il ne sait pas qu’ils s’y opposent ; il n’est pas nécessaire de le laisser au lecteur de la Torah. Toutefois, s’il prie parmi des Ashkénazes, il fera signe au lecteur de la Torah de le réciter.
Attention !
En aucun cas on ne pourra apprendre d'un cas à l'autre. Chaque situation est différente. Il faudra toujours demander la question dans son contexte afin de recevoir une réponse adéquate. La Hala'ha peut changer en fonction des conditions et des circonstances. De manière générale, il est toujours préférable de contacter directement des Rabbanim et vérifier avec eux la Hala'ha spécifique à votre cas. Rencontrer un Rav, face à face, est toujours préférable à un contact virtuel ou téléphonique.
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