הרב מאיר פנחסי

Question

Comment remplir en pratique une ketouba pour une vierge, une non-vierge, une divorcée ou une veuve, selon la Halakha des Séfaradim et des communautés orientales ?

Réponse

Généralités :

  • Il faut écrire uniquement la date hébraïque. [i]
  • Lors de mariages célébrés après le coucher du soleil, il faut inscrire dans la ketouba le jour de la semaine et la date du lendemain. Très souvent, le rabbin qui officie (mesadèr kiddouchin) pense au jour en cours, selon l’usage courant. [ii]
  • Lorsque la ketouba est établie la nuit, on écrit le jour et la date du lendemain, sans écrire « la veille du jour de ». [iii]
  • Lorsque les kiddouchin s’achèvent avant le coucher du soleil, il faut inscrire dans la ketouba la date du jour précédent, même si les nissouïm se prolongent ensuite. Mais si les kiddouchin ont lieu après le coucher du soleil, il faut inscrire la date du lendemain. Concernant le bein hachemachot, voir la note.

Jours de la semaine

  • Les jours de la semaine doivent être indiqués ainsi : « le premier [jour de Chabbat] », « le deuxième », « le troisième », « le quatrième », « le cinquième », « le sixième ». [iv]

Jours du mois

  • La date du mois doit être remplie avec cette graphie : « le premier [du mois] », « deux jours », « trois jours », « quatre jours », « cinq jours », « six jours », « sept jours », « huit jours », « neuf jours », « dix jours », « onze jours »[v], « douze jours », « treize jours », « quatorze jours », « quinze jours », « seize jours », « dix-sept jours », « dix-huit jours », « dix-neuf jours », « vingt jours », « vingt et un jours », « vingt-deux jours », « vingt-trois jours », « vingt-quatre jours », « vingt-cinq jours », « vingt-sept jours », « vingt-huit jours », « vingt-neuf jours ». [vi]

Roch ‘Hodech

  • Si Roch ‘Hodech ne dure qu’un jour, on écrira : « le premier jour du mois de [tel mois] ». Si Roch ‘Hodech dure deux jours, le premier jour, on indiquera : « le trentième jour du mois de [tel mois], qui est Roch ‘Hodech »[vii] [tel mois].[viii] Le second jour, on indiquera : « le premier du mois ». [ix]

Nom du mois

  • Le nom du mois doit être écrit avec cette graphie : « Tichri », « Mar’hechvan »,[x] « Kislev », « Tévèt », « Chevat », « Adar » (et lors d’une année embolismique : « Adar premier », « Adar second »), « Nissan », « Iyar », « Sivan », « Tamouz », « Av »,[xi] « Eloul ».

Date de l’année

  • La date de l’année (cinq mille sept cents) doit être remplie ainsi : quatre-vingt-un, quatre-vingt-deux, quatre-vingt-trois, quatre-vingt-quatre, quatre-vingt-cinq, quatre-vingt-six, quatre-vingt-sept, quatre-vingt-huit, quatre-vingt-neuf, quatre-vingt-dix. [xii]

Nom du lieu

  • Concernant le nom du lieu, il faut être précis et écrire ici « ville » [nom de la ville][xiii], « mochav », « localité », « village », « kibboutz », chaque lieu selon sa désignation appropriée. [xiv]
  • Il existe des salles de réception situées en plein air, ne correspondant à aucune des définitions précitées. Pour un mariage célébré dans de tels lieux, on écrira : « ici, conseil régional de [tel lieu] »,[xv] ou : « ici, conseil local de [xvi] [tel lieu] ».
  • Il ne faut pas écrire le nom de la « salle » où se déroulent les nissouïm. [xvii]
  • Pour Jérusalem, l’usage est de l’écrire sans yod : « Yerouchalem ». [xviii] Certains n’ont cependant pas l’usage d’être rigoureux sur ce point. [xix] On a l’usage de faire précéder ce nom de l’abréviation « la ville sainte », et de le faire suivre de « qu’elle soit reconstruite rapidement de nos jours ». [xx]

Titres du ‘hatan et de la kala

  • Les Séfaradim ont l’usage d’ajouter des titres laudatifs[xxi] avant le nom du ‘hatan, tels que « le plaisant fiancé », « le délice des jeunes gens », ainsi qu’avant le nom de la kala : « la louable kala, belle et gracieuse ». Pour une kala vierge, on ajoutera : « vierge, belle et gracieuse ». [xxii] Avant d’écrire son nom, on ajoutera le terme « Marat ». [xxiii]

Inscription des noms du ‘hatan et de la kala

  • Il faut savoir que cela comporte de nombreux détails. Il convient de vérifier soigneusement, avant d’arriver au mariage, leurs noms et les noms de leurs parents, si des noms ont été ajoutés au fil du temps ou s’il s’agit de noms donnés au berceau, et de connaître également l’orthographe exacte de ces noms afin de s’y préparer en conséquence.
  • Si le ‘hatan ou la kala a reçu au berceau deux noms — c’est-à-dire des noms donnés à la naissance et lors de la brit mila — mais que la plupart des gens ne l’appellent que par un seul nom, si l’on l’appelle parfois par son nom complet, même uniquement lors de sa montée à la Torah, lorsque l’on prie pour sa guérison, ou même si ce nom figure sur sa carte d’identité et dans ses courriers, il faut écrire les deux noms dans la ketouba. [xxiv] Certains sont rigoureux et écrivent les deux noms successivement, puis ajoutent le mot « demitkari » (« appelé »)[xxv], suivi du nom par lequel tous ont l’habitude de l’appeler[xxvi].
  • Une personne qui a reçu au berceau un nom qui n’est plus du tout employé, ni par elle-même ni par autrui, ne doit absolument pas l’inscrire dans la ketouba. Cela s’applique précisément lorsqu’elle ne mentionne pas ce nom, même lors de sa montée au Séfer Torah ou lorsqu’elle reçoit une bénédiction d’un Tsaddik. [xxvii] À plus forte raison lorsqu’un nom de berceau a été changé parce que son porteur ne le souhaite plus et éprouve de l’aversion pour ce nom, de sorte que les gens ne le mentionnent plus : il ne faut pas l’écrire dans la ketouba, mais seulement son nouveau nom. [xxviii]
  • À l’étranger, lorsqu’à la naissance et à la brit mila on donne à l’enfant un nom juif, avec lequel il monte également à la Torah, mais que sur les cartes d’identité et auprès de ses amis il est appelé par un nom civil, le nom juif est principal et doit être écrit en premier ; le nom civil est secondaire et doit être écrit entre parenthèses ou après « demitkari ». [xxix]
  • On a l’usage d’écrire le nom complet du ‘hatan et de la kala tel qu’il a été donné à la naissance et à la brit mila, et non le diminutif, bien que tous les appellent toujours ainsi. [xxx]
  • Si, après la rédaction de la ketouba, un nom a été ajouté au ‘hatan, à la kala, à leur père, ou si leur nom a été modifié en raison d’une maladie ou pour une raison semblable, il n’est pas nécessaire de changer la ketouba, même si le premier nom a été entièrement abandonné. [xxxi]

Noms du père du ‘hatan et de la kala

  • Certains ont l’usage d’écrire, pour le ‘hatan, « untel fils de l’éminent » ou « de Monsieur untel », et de même concernant le nom du père de la kala. [xxxii]
  • Si le père du ‘hatan ou de la kala est Rav, les Séfaradim ont l’usage d’écrire le titre « Harav », « Rabbi » ou « Harav Hagaon ». [xxxiii] S’il n’est pas Rav, on a l’usage d’écrire : « l’honorable monsieur », ou « fils de Rabbi untel ». [xxxiv]
  • On a l’usage d’écrire le nom de famille à côté du nom du père du ‘hatan et de la kala. Puisqu’il existe des noms de famille qui ressemblent à des prénoms[xxxv], on écrira ainsi : « le ‘hatan untel, fils de Rabbi untel, de la famille untel » ; et pour la kala, on a l’usage d’écrire : « unetelle, fille de Rabbi untel, de la maison untel ». [xxxvi]
  • Si le père du ‘hatan ou de la kala est décédé, on écrit : « le ‘hatan untel, qu’il vive, fils du défunt untel, de mémoire bénie » ou « que son mérite nous protège ». Pour la kala, on écrit : « unetelle, qu’elle vive, fille du défunt untel, de mémoire bénie » ou « que son mérite nous protège ».
  • On n’a pas l’usage d’inscrire le nom de la mère du ‘hatan et de la kala. Si son nom a été inscrit, il n’est pas nécessaire de remplacer la ketouba. [xxxvii]
  • On n’inscrit jamais le nom du beau-père ou du père adoptif, même s’ils ont élevé le ‘hatan ou la kala ; on écrira seulement : untel fils d’untel, en indiquant le nom du père biologique. [xxxviii]
  • De même, lorsque la mère du ‘hatan ou de la kala s’est remariée, on ne doit pas écrire le nom de famille du beau-père ; on écrira seulement untel fils d’untel, le nom du père biologique, et rien de plus. [xxxix]

Titre de Cohen et de Lévi

  • Si le ‘hatan ou la kala est Cohen ou Lévi, il convient[xl] d’inscrire également ce titre. Avant le nom de famille, on écrit : « untel fils d’untel le Cohen » ou « le Lévi »,[xli] et de même pour la kala. Si le nom de famille est Cohen ou Lévi, il n’est pas nécessaire d’écrire « le Cohen de la famille Cohen », et il en est de même pour Lévi.

« Dehanalat lé »

  • Dans une ketouba de vierge, après les mots « dehanalat lé », il y a une ligne vide ; il faut y inscrire : « de la maison de son père ». [xlii]
  • Pour une kala divorcée ou veuve, on écrit : « de ses propres biens » ou « de ce qui lui appartient ». [xliii]
  • Pour une kala orpheline de père, on écrit : « de la maison de son époux ». [xliv]

Statut de la kala : vierge, veuve, non-vierge, convertie, adoptée

  • La formulation de la ketouba mentionne à trois reprises le statut de la kala : a. le titre précédant son nom ; b. la détermination du type de mohar ; c. le montant du mohar.
  • Pour une kala vierge[xlv], on écrit dans le titre précédant son nom « betoulta » (« vierge »), et pour le type de mohar, après le mot mohar, on écrit : « mohar de ta virginité » ; après les mots « zuzim d’argent », on écrit : « deux cents ». [xlvi] Si l’on a écrit « deux cents » sous une autre graphie, cela n’invalide pas.
  • Pour une kala non-vierge[xlvii], on n’écrit pas « betoulta », mais : « pour la belle kala, Marat », en omettant le mot betoulta. [xlviii] Toutefois, pour le type de mohar, l’usage est d’inscrire « mohar de ta virginité »[xlix] et « deux cents », comme pour une vierge.
  • Il en est de même pour un couple qui vient se marier selon la loi de Moché et d’Israël alors qu’il mène déjà une vie conjugale, comme cela se rencontre malheureusement parmi des couples non attachés à la Torah : on omettra le mot « betoulta »,[l] mais on peut écrire « mohar de ta virginité : deux cents ». [li]
  • On procédera de même si l’on ignore si la kala est vierge, comme cela se rencontre chez de nombreux couples en cheminement spirituel ou baalé techouva. [lii] On écrira « la belle kala » ou « la louable kala », en omettant le mot betoulta.
  • Pour une kala divorcée[liii], on écrit : « il dit à la kala metarekhta [divorcée] »,[liv] « et je te donnerai ton mohar, cent zouz d’argent ».
  • Pour une kala veuve, on écrit : « il dit à la kala armalta [veuve] »,[lv] « et je te donnerai ton mohar »,[lvi] « cent zouz d’argent ».
  • Pour une kala guiyorèt[lvii], on écrit : « il dit à la kala : guiyorèt unetelle, fille d’Avraham Avinou, que son mérite nous protège ». Il faut omettre le nom de son père biologique, même s’il est désormais juif. De même, pour un ‘hatan guer, on écrit : « untel le guer, fils d’Avraham Avinou, que son mérite nous protège » ; on n’écrit pas le nom de son père, même s’il est juif, car le fils ne se rattache pas à son père. [lviii]
  • Selon un avis, dans la ketouba d’un guer ou d’une guiyorèt, on n’écrit pas de nom de famille, qu’il ait conservé son ancien nom de famille non juif ou qu’il ait adopté un nom de famille, car le guer n’a pas de famille. Il semble qu’on l’écrira entre parenthèses. [lix]
  • Pour une guiyorèt convertie après l’âge de trois ans, on inscrira, pour le mohar : « ton mohar », et pour le montant : « cent ». [lx] Pour « dehanalat lé » : « de ses propres biens » ou « de ce qui lui appartient ». [lxi]
  • Pour un ‘hatan ou une kala convertis par rigueur (‘houmra), il n’est pas nécessaire d’écrire « guiyorèt » ni « fils ou fille d’Avraham Avinou, que son mérite nous protège » ; on écrira seulement leur nom et leur nom de famille. [lxii] Cependant, on ne doit pas écrire le nom de leur père, même s’il est désormais juif.
  • ‘Hatan et kala adoptés : si le nom de leur père biologique est connu, il convient de l’écrire, et non le nom du père qui les a élevés. De même, s’ils ont pris le nom de famille de la famille qui les a élevés, on omettra le nom de famille et on écrira seulement : untel fils d’untel. [lxiii]
  • ‘Hatan ou kala nés hors mariage : si le nom de leur père biologique est connu, il faut l’écrire. Si le nom du père est totalement inconnu, il faut écrire uniquement leur prénom et leur nom de famille. On procédera ainsi dans tout cas de doute. En aucun cas on n’écrira le nom de la mère. [lxiv]
  • ‘Hatan ou kala dont le père n’est pas juif et la mère est juive : on n’écrit jamais le nom du père dans la ketouba ; dans ce cas, l’usage est d’écrire uniquement leur prénom et leur nom de famille. [lxv]

Montant de la ketouba

  • Le mesadèr kiddouchin doit veiller à ce que le ‘hatan ne s’engage pas dans la ketouba pour des montants excessivement élevés,[lxvi] et l’usage est d’inscrire vingt-six mille [correspondant à la valeur numérique du Nom divin], ou cinquante-deux mille ₪ ou $ US. Certains souhaitent inscrire dans leur ketouba de nombreux cinq, tels que cinquante-cinq mille cinq cent cinquante-cinq shekels. [lxvii]
  • Néanmoins, si le ‘hatan ou les parents de la kala insistent pour inscrire un montant supérieur à l’usage, il est permis de le faire. [lxviii]
  • Il faut écrire le montant en toutes lettres et non en chiffres[lxix], avec une orthographe correcte et les accords appropriés du masculin et du féminin.
  • Il faut penser à tirer un trait et à remplir d’un trait ondulé tout espace resté vide[lxx], en particulier après le montant de la ketouba. [lxxi]

Lieu du domicile

  • Après le mot « hadira » (« le domicile »), on remplira l’espace vide en indiquant le pays[lxxii] où le couple souhaite résider après le mariage.

Signature des témoins

  • Les témoins ne doivent signer que sous la ‘houppa, tel est l’usage séfarade[lxxiii]. À la fin de la lecture de la ketouba, le Rav demandera aux témoins de signer sous la ‘houppa[lxxiv] et veillera à leur expliquer et les guider[lxxv] afin qu’ils signent de leur nom et du nom de leur père : « untel fils d’untel », de la famille untel[lxxvi]. Toutefois, s’ils n’ont signé que leur nom et celui de leur père, ou leur nom et leur seul nom de famille, cela n’invalide pas la ketouba, qui demeure cachère. [lxxvii]
  • Dans les ketoubot imprimées, comme cela est courant aujourd’hui, lorsque le mot « témoin » est imprimé à la fin de la ligne, ils n’ont pas besoin d’ajouter ce mot. [lxxviii]
  • Il faut indiquer aux témoins de ne pas griffonner leur nom dans leur signature, comme on le fait sur les chèques et les contrats. [lxxix]
  • Le Rav qui officie ne doit pas remplir les emplacements de signature des témoins en écrivant leurs noms, même s’ils ont signé à côté de son écriture. [lxxx]
  • Un témoin ne doit pas non plus signer par initiales ou en abrégeant son nom, par exemple A. Cohen ou Yaakov bar Harav Yehouda Cohen. [lxxxi]
  • Rien n’empêche les témoins d’ajouter, avant le nom de leur père dans leur signature, un titre honorifique pour leur père, tel que : untel [leur nom], fils de l’honorable monsieur, de Rabbi, fils de Rabbi, Harav, Harav Hagaon, ou semblable. [lxxxii]
  • Des témoins ayant signé de leur nom et du nom de leur mère (« untel fils d’unetelle »), à la place du nom de leur père, n’invalident pas la ketouba. [lxxxiii]
  • Dans nos ketoubot, qui sont toutes imprimées, les témoins n’ont pas besoin d’écrire le mot « témoin » après leur nom. [lxxxiv]
  • Si son nom et celui de son père sont longs, et que le témoin est contraint de prolonger sa signature au-dessus du mot « témoin » imprimé, ou de continuer à signer après ce mot,[lxxxv] la ketouba est cachère dès lors qu’il est manifeste que la signature est celle d’une seule personne. [lxxxvi]
  • Le rédacteur de la ketouba, qui est généralement le Rav officiant aux kiddouchin, peut être témoin de la ketouba[lxxxvii] et signer comme l’un des témoins. [lxxxviii]
  • Si l’on a oublié de faire signer les témoins sous la ‘houppa, ils signeront après la ‘houppa, même le lendemain. [lxxxix]
  • Après la signature des témoins, l’usage est de faire signer au ‘hatan l’acte de ketouba sous la ‘houppa. [xc] Toutefois, s’il a signé avant la ‘houppa, cela n’invalide pas. [xci]
  • Dans beaucoup de ketoubot de nos jours, l’usage est d’écrire à la fin de la ketouba le nom du Rav qui officie aux kiddouchin et ses autres coordonnées, ainsi que les coordonnées des témoins ; on y remplira son nom et son nom de famille. [xcii]
  • Le Rav qui remplit la ketouba peut également signer comme témoin sur la ketouba. [xciii]

Correction et validation de la ketouba

  • Si une erreur s’est produite dans la rédaction de la ketouba, ou si l’on a omis un élément devant y être écrit, lorsque l’erreur concerne le corps essentiel de la ketouba — comme c’est généralement le cas — à savoir les noms du ‘hatan, de la kala ou de leurs pères, le montant, la date ou le lieu, il est préférable de rédiger une nouvelle ketouba plutôt que de la corriger et de la valider.[xciv] Néanmoins, si le mesadèr kiddouchin ne dispose pas d’une autre ketouba, il la corrigera et la validera comme indiqué ci-après. [xcv]
  • Si l’on a écrit par erreur un élément incorrect, on tirera un trait sur le ou les mots superflus, on écrira ce qui convient, puis on procédera à la validation en écrivant à la fin de la ketouba, sous la signature des témoins ou sur le côté gauche,[xcvi] la formule suivante : « Un trait a été tiré sur telle lettre ou tel mot, et sa validation est valable ».[xcvii] Pour plusieurs mots, on écrira : « Un trait a été tiré sur tels et tels mots, et leur validation est valable ».[xcviii] Les témoins signeront à nouveau[xcix] sous cette mention. Il faudra veiller à ce qu’ils signent juste après la ligne, sans laisser d’espace entre la fin de la validation et le début des signatures ; on ne laissera pas non plus d’espace vide entre la fin de la validation et la fin de la ligne, et s’il en reste un, on le remplira d’un trait ondulé.
  • Il faudra de même valider un mot écrit entre les lignes, en écrivant : « tel mot entre les lignes : sa validation est valable » ; pour plusieurs mots, on écrira : « leur validation est valable ». Il en est de même d’un mot écrit hors de la ligne : on le validera en écrivant : « tel mot a été écrit hors de la ligne, et sa validation est valable ». [c] Les témoins signeront.
  • Un mot devenu illisible[ci] dans les noms du ‘hatan, de la kala ou dans les montants[cii] doit être corrigé en le réécrivant au-dessus de l’effacement, puis validé en écrivant : « tel mot a été écrit sur l’effacement, et sa validation est valable ». Pour plusieurs mots, on écrira : « leur validation est valable ».
  • Si les témoins ont signé sur le côté de la ligne, comme il est courant dans les contrats et les chèques, sans écrire la formule de validation précitée, cela ne produit aucun effet. [ciii]
  • Si le ‘hatan n’a pas l’intention de prêter serment ou si ses Rabbanim s’y opposent (bien que cela ne soit pas juste au regard de la Halakha et de l’usage), il ne doit pas prendre une ketouba comportant une formule de serment. A posteriori, s’il est déjà arrivé à la salle de mariage avec un tel acte de ketouba, il faut remplir d’un trait ondulé et barrer les mots « et il prête aussi un serment grave par poignée de main » avant que les témoins signent ; les témoins valideront l’effacement à la fin de l’acte. Si cela n’a pas été fait, il faut remplacer l’acte de ketouba. [civ]
  • Étant donné que les erreurs et les effacements sont fréquents lors de la rédaction d’une ketouba, il convient que le mesadèr kiddouchin ait une ketouba supplémentaire dans sa poche, en cas de besoin. [cv]

Copie de la ketouba

  • Il convient de remplir d’abord la « copie de ketouba », puis de la recopier sur la ketouba. [cvi]
  • Il est permis de faire signer le ‘hatan et les témoins sur la copie avant la ‘houppa. [cvii] Toutefois, sur la ketouba elle-même, les témoins ne doivent signer que sous la ‘houppa. [cviii]
  • Si le ‘hatan n’a pas signé la copie, cela n’invalide pas. [cix]
  • Si une erreur s’est produite dans la copie, on tirera un trait et on corrigera ; aucune validation par les témoins n’est requise à cet effet. [cx]
  • L’acte de ketouba et sa copie doivent être absolument identiques dans leur formulation ; les parties que le Rav remplit à la main doivent également avoir la même formulation.
  • Il faut veiller au fait que, très souvent, le mariage est repoussé après le coucher du soleil, la date de la ketouba change donc et doit également être corrigée dans la « copie ».

Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été relue par une personne. Elle peut donc contenir des imprécisions et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.

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