הרב מאיר פנחסי

Question

Comment célébrer la ‘houppa et les qiddouchin selon la halakha, pour les Séfaradim ?

Réponse

Règles générales avant la célébration de la ‘houppa [Extrait de mon livre « Torat HaQiddouchin »]

  • Dans certaines communautés, l’officiant des qiddouchin doit s’assurer, avant la ‘houppa, que la kala a apporté une attestation du mikvé.[i]
  • Il convient de vérifier dès son arrivée dans la salle où se trouve l’anneau et de l’examiner, afin de savoir comment agir dans plusieurs situations.[ii]
  • Si le Rav ne s’est pas entretenu avec le ‘hatan avant le mariage pour lui expliquer la nature de son engagement dans l’acte de ketouba, il le fera maintenant, brièvement.
  • Il appellera à présent les témoins des qiddouchin et vérifiera lui-même leur pleine validité : qu’ils soient des בני תורה et des élèves de yéchiva, qu’ils n’aient aucun lien de parenté avec le ‘hatan et la kala. Il ne se fiera pas uniquement à leur apparence extérieure. De même, il arrive souvent que le ‘hatan dise qu’ils sont aptes et observent Chabbat, etc., sans savoir qu’il ne suffit pas qu’ils ne voyagent pas le Chabbat : il existe encore de nombreuses causes d’inaptitude, telles que celui qui mange au marché, celui qui se rase au rasoir[iii], et autres cas semblables.[iv]
  • Il a déjà été expliqué qu’il faut vérifier, un ou deux jours avant la ‘houppa, qui seront les témoins de la ketouba et des qiddouchin, et qu’ils n’ont aucun lien de parenté avec le ‘hatan ou la kala.[v]
  • L’officiant des qiddouchin doit alors guider les témoins sur plusieurs points nécessaires à leur fonction : A. veiller très attentivement à voir la remise de l’anneau de la main du ‘hatan à la main de la kala[vi]. B. entendre les paroles du ‘hatan lorsqu’il dit : « Harei at mekoudéchet li, etc. »[vii]. C. voir le qinyan[viii]. D. voir le serment[ix]. E. se tenir l’un à côté de l’autre.[x] F. voir le visage de la kala ; il suffit qu’ils voient son visage lorsqu’on lui fait boire de la coupe des qiddouchin, après la bénédiction des éroussin et avant les qiddouchin.[xi]
  • Il est souhaitable d’informer les familles qu’il n’y a pas sept honneurs pour les bénédictions du mariage, mais six, car la bénédiction du haguefen n’est pas une bénédiction distincte : on a l’usage de l’associer à la bénédiction « Chéhakol bara likhvodo ».[xii]
  • Avant de monter pour célébrer la ‘houppa, il vérifiera une nouvelle fois que les éléments suivants sont à portée de main : un anneau, un talith, deux coupes,[xiii] du vin et un ouvre-bouteille,[xiv] une coupe à briser, la ketouba, l’ordre des bénédictions et le mouchoir avec lequel sera effectué le qinyan.[xv]
  • Dans les salles où de nombreuses personnes non observantes célèbrent leurs réjouissances, l’officiant veillera à ce que le vin soit fermé et scellé.[xvi]
  • Si le ‘hatan, la kala ou la mère de la kala profanent le Chabbat, il faut veiller à réciter le qiddouch sur du vin mevouchal.[xvii] Ou, à tout le moins, sur du jus de raisin pasteurisé.[xviii]
  • Il est bon d’avertir à l’avance les personnes honorées de réciter les bénédictions, afin qu’elles se tiennent à proximité de la ‘houppa.[xix]
  • A priori, le Rav doit demander avant la ‘houppa aux membres des familles du ‘hatan et de la kala de ne pas inviter des personnes qui profanent le Chabbat à monter sous la ‘houppa pour réciter l’une des sept bénédictions.[xx] Toutefois, lorsque les membres de la famille insistent pour honorer par une bénédiction l’un de leurs proches qui profane le Chabbat, il ne les en empêchera pas.[xxi]
  • Il convient que le Rav officiant invite l’assemblée à se tenir debout pendant la ‘houppa, en l’honneur du ‘hatan et de la kala, ainsi qu’en l’honneur de la Chékhina présente en ce lieu. Particulièrement lors de ‘houppot célébrées parmi des Juifs éloignés de la Torah et des mitsvot, il convient d’attirer leur attention sur l’importance de cette cérémonie.[xxii] Dans les lieux où l’usage est que l’assemblée demeure assise, un individu n’est pas autorisé à se tenir debout parmi eux.[xxiii]
  • Certains officiants ont l’usage de ne pas utiliser de microphone durant la célébration des qiddouchin,[xxiv] mais la halakha essentielle est qu’il n’y a pas lieu d’y être rigoureux, et nombreux sont ceux qui agissent ainsi.[xxv] À plus forte raison, pour la lecture de la ketouba[xxvi] et la récitation de la formule des qiddouchin,[xxvii] il n’y a aucune crainte à les dire au microphone.

Les témoins

  • Lorsqu’il existe un doute sur l’aptitude des témoins et qu’il est difficile de trouver des témoins convenables, l’officiant des qiddouchin sera lui-même l’un des témoins ; il peut le faire a priori.[xxviii] Et s’il craint de ne pas trouver sur place même un seul témoin valide, il amènera avec lui un témoin supplémentaire.
  • L’usage veut que les témoins qui signent la rédaction de la ketouba soient ceux qui témoignent de l’acte des qiddouchin[xxix], bien que, selon la stricte loi, il soit possible de prendre d’autres témoins pour les qiddouchin.
  • Il faut veiller scrupuleusement à ce que les témoins n’aient aucun lien familial avec le ‘hatan ou la kala, tant personnellement que par leurs épouses (voir les personnes invalidées dans la note [xxx]), et à ce que les témoins ne soient pas non plus parents entre eux.
  • Si l’officiant des qiddouchin ne maîtrise pas alors les lois d’inaptitude dues aux liens familiaux, il évitera de prendre, même en cas de doute, tout témoin ayant le moindre lien de parenté, même éloigné, avec le ‘hatan ou la kala. Il ne prendra pas non plus a priori les beaux-pères comme témoins.[xxxi]
  • Il faut examiner et demander aux témoins s’ils ne sont parents ni entre eux, ni avec le ‘hatan ou la kala, de quelque manière que ce soit.[xxxii]
  • Un jeune homme célibataire, tel qu’un ami du ‘hatan, est apte à témoigner sous la ‘houppa, s’il ne présente aucune des conditions invalidant son témoignage.[xxxiii]
  • Le ‘hatan et la kala[xxxiv] doivent savoir que ce sont eux qui sont les témoins de leurs qiddouchin.
  • Il est juste que le ‘hatan désigne ces témoins pour les qiddouchin et pour son engagement dans la ketouba, en leur disant : « Atem edaï ». [xxxv]
  • Certains officiants ont l’usage d’ordonner aux témoins de méditer sur la téchouva avant de témoigner lors des qiddouchin,[xxxvi] mais ce n’est pas l’usage généralement répandu.[xxxvii]

Voir également plus haut, chapitre 2, les lois de la « signature des témoins ». La ‘houppa

  • Les Séfaradim ne tiennent pas à ce que la ‘houppa soit célébrée sous le ciel ouvert.[xxxviii]
  • Avant l’entrée de la kala sous la ‘houppa, le ‘hatan doit aller couvrir le visage de la kala avec le voile (« toul ») posé sur sa tête. Toutefois, pour les kalot qui n’ont pas de voile sur la tête — ce qui est fréquent dans certains milieux — cela n’est pas indispensable.[xxxix]
  • Les témoins n’ont pas besoin d’aller voir, avant la ‘houppa, comment le ‘hatan couvre la kala.[xl] Cette pratique s’est récemment répandue parmi les Ashkénazim.
  • L’officiant des qiddouchin doit organiser la position du ‘hatan, de la kala et de leurs proches avant de commencer la ‘houppa et les qiddouchin : il placera la kala à la droite du ‘hatan,[xli] la mère de la kala se tiendra à la droite de celle-ci, et à côté d’elle la mère du ‘hatan ; le père du ‘hatan se tiendra à la gauche du ‘hatan, et le père de la kala à côté de lui. Tel est l’ordre approprié selon les règles de l’honneur et de la pudeur.[xlii]
  • Certains placent le ‘hatan, la kala et les proches face à l’est, mais cela n’est pas impératif,[xliii] et, généralement, les décorateurs de la ‘houppa ont disposé les poteaux de façon à imposer une orientation particulière ; l’officiant ne doit pas y être rigoureux.
  • La coutume séfarade est de ne pas exiger que la ‘houppa se déroule sous le ciel ouvert.[xliv]
  • L’officiant des qiddouchin se tiendra face au ‘hatan et à la kala.[xlv]
  • À ce stade,[xlvi] le Rav[xlvii] invitera également les témoins à se rendre avec lui sous la ‘houppa avant de commencer les bénédictions.

La coupe de vin

  • Nombreux sont ceux qui ont l’usage de réciter le qiddouch des qiddouchin et de la ‘houppa sur du vin blanc, et cela est juste.[xlviii]
  • Il faut veiller à ne pas remplir la coupe véritablement jusqu’au bord.[xlix]

La bénédiction des éroussin

  • Le Rav doit dire au ‘hatan et à la kala d’avoir l’intention de s’acquitter des bénédictions, puisqu’il les récite pour eux,[l] et de ne pas parler jusqu’à la fin des bénédictions et à la remise de l’anneau.[li]
  • Après la bénédiction du haguefen et celle des éroussin, l’officiant goûtera un peu[lii] de la coupe, puis en donnera un peu à goûter au ‘hatan,[liii] reprendra la coupe de sa main et la donnera à la mère de la kala afin qu’elle fasse boire un peu la kala.[liv]
  • Si la kala est arrivée sous la ‘houppa dans une tenue[lv] non pudique[lvi], ou si les parentes qui se tiennent près d’elle portent une tenue indécente, l’officiant tournera son visage et son corps en direction du ‘hatan et des pères. Si l’impudeur est présente partout, il fermera les yeux ; et s’il ne connaît pas les bénédictions par cœur, il fixera son regard sur le siddour.[lvii]

L’anneau

  • Avant les qiddouchin, il faut demander au ‘hatan s’il a acheté l’anneau avec son propre argent. S’il répond que ses parents le lui ont acheté avec leur argent, il est juste que le Rav demande au ‘hatan de rendre l’anneau à son père ; le père tiendra alors l’anneau et dira à son fils qu’il le lui cède en don entier. L’acquisition par la main du ‘hatan suffit, même sans soulever l’objet.[lviii] Toutefois, même si l’on ne l’a pas demandé et que l’acquisition n’a pas été effectuée, cela n’empêche pas la validité.[lix]
  • Il est fréquent que le ‘hatan apporte un anneau incrusté de minuscules imitations de diamants (« zircons », « points »). Il est permis a priori de procéder aux qiddouchin avec un tel anneau, bien qu’il ne soit pas lisse ; il faut cependant s’assurer que la kala sait qu’il ne s’agit pas de véritables diamants.[lx]
  • De même, on apporte fréquemment des anneaux présentant des imitations de diamants réalisées par gravure ; il n’y a aucune crainte à cet égard.[lxi]
  • Si le ‘hatan a déjà acheté et apporté dans la salle un anneau serti d’un véritable diamant, il peut en faire les qiddouchin. Toutefois, l’officiant expliquera à la kala qu’il la consacre uniquement par la valeur d’une perouta contenue dans cet anneau[lxii], ou lui dira qu’il la consacre par le métal lui-même, sans le diamant.[lxiii]
  • Si l’anneau des qiddouchin a été perdu, ou s’ils ont oublié de l’apporter à la salle, on demandera à une autre femme présente dans la salle de donner son anneau en cadeau afin de consacrer la kala, et le ‘hatan lui promettra de lui en payer ensuite la valeur.[lxiv] Il pourra ensuite le lui rendre tel quel. Si la femme dont on a pris l’anneau est mariée, on demandera a priori également l’autorisation de son mari.[lxv] Toutefois, même s’il lui a seulement dit qu’elle prêtait l’anneau pour la cérémonie des qiddouchin, la kala est consacrée.[lxvi]
  • Il est fréquent, chez des couples qui ne sont pas בני תורה, que la kala apporte aussi un anneau pour le ‘hatan afin que l’on sache qu’il est lui aussi marié, et souhaite le lui donner sous la ‘houppa. Dans ce cas, l’officiant leur dira qu’elle ne lui donnera l’anneau qu’à l’issue de la cérémonie, après le bris de la coupe ; il annoncera : la kala souhaite offrir un « cadeau » au ‘hatan. Elle lui donnera alors l’anneau sans rien dire.[lxvii]

Les qiddouchin

  • Le ‘hatan et la kala doivent comprendre qu’il la consacre par la remise de l’anneau, qu’elle lui est ainsi acquise et interdite à tout autre homme. C’est pourquoi, si le ‘hatan et la kala ne sont pas בני תורה, l’officiant a l’obligation de leur expliquer brièvement la nature des qiddouchin et que la remise de l’anneau n’est pas une simple « cérémonie ».[lxviii]
  • Au moment des qiddouchin, il placera le ‘hatan face à la kala.
  • Si la kala porte de fins gants en résille, elle doit retirer le gant droit, afin que l’anneau soit placé sur sa main sans interposition.[lxix]
  • Avant la remise de l’anneau, l’officiant vérifiera que les témoins se tiennent ensemble[lxx] et voient la remise de l’anneau, sans que le photographe ou toute autre personne n’entrave leur vue.[lxxi]
  • Il leur demandera à voix haute, avant la remise de l’anneau,[lxxii] si cet anneau vaut une perouta.[lxxiii]
  • Avant de remettre l’anneau à la main de la kala, l’officiant veillera à ce que le ‘hatan prononce toute la formule conformément à la halakha, sans omettre ni ajouter aucun mot à la formule : « Harei at mekoudéchet li betaba’at zo[lxxiv] kedat Moché veYisrael ».[lxxv] Si le Rav constate que le ‘hatan ne connaît pas la formule, il la lui dictera et le ‘hatan la répétera après lui.[lxxvi]
  • Il expliquera au ‘hatan qu’avant[lxxvii] de remettre l’anneau à la main de la kala, il dira : « Harei at mekoudéchet li, etc. »
  • Il veillera à ce que les témoins entendent le ‘hatan dire « Harei at mekoudéchet », etc., et demandera au ‘hatan de prononcer la formule des qiddouchin à voix haute.
  • La kala recevra l’anneau sur un doigt de sa main droite[lxxviii], même si elle est gauchère.[lxxix] Toutefois, si l’anneau a été placé sur un autre doigt ou sur la main gauche, cela ne remet pas en cause la validité.[lxxx]
  • Si elle porte d’autres bagues aux mains, elle n’a pas besoin de les retirer au moment des qiddouchin.
  • Après la remise de l’anneau sur sa main, on dira « Mekoudéchet »[lxxxi], et certains ajoutent « Mazal tov ».[lxxxii]

Le talith

  • Immédiatement après les qiddouchin, on étend un grand talith[lxxxiii]. Si cela a lieu avant le coucher du soleil,[lxxxiv] le Rav demandera au ‘hatan de s’envelopper du tsitsit et de réciter la bénédiction, puis de réciter « Chéhé’héyanou » si le talith est neuf.
  • L’officiant dira au ‘hatan d’avoir, lors de la bénédiction Chéhé’héyanou, l’intention d’inclure sa nouvelle épouse — la kala —, son nouveau costume et les nouveaux objets de sa maison. Il est juste de demander aussi à la kala, qui se tient à son côté, d’avoir l’intention de s’acquitter par la bénédiction Chéhé’héyanou du ‘hatan pour ses nouveaux vêtements et bijoux.
  • Lorsque la ‘houppa est célébrée après le coucher du soleil, il faut demander au ‘hatan de ne pas envelopper sa tête et son corps dans le nouveau talith ; immédiatement après avoir récité Chéhé’héyanou, il posera le talith brièvement, plié et pendant autour de son cou, sans l’étendre sur tout son corps. Cela est juste tant selon le sens simple que selon la Kabbala.[lxxxv]
  • Il faut veiller à ce que le talith repose quelque temps sur le corps du ‘hatan, contrairement à l’usage de certains endroits où, dès que le ‘hatan a enveloppé sa tête avant de le poser sur son corps, on tire immédiatement le talith dans les quatre directions.[lxxxvi]
  • Lors de certaines ‘houppot, il n’est pas possible d’étendre le talith au-dessus de la tête du ‘hatan et de la kala, faute de personne pour tenir ses extrémités ; cela n’est nullement indispensable.
  • S’ils ont oublié d’apporter le talith dans la salle des fêtes, cela ne remet pas en cause la validité.[lxxxvii]
  • Si l’on remarque alors que le talith ne porte pas de tsitsit, le ‘hatan ne doit pas s’en envelopper, et il n’est même pas autorisé à en couvrir seulement sa tête. Il n’y a aucune différence entre une ‘houppa célébrée le jour ou la nuit.[lxxxviii]
  • Lorsque l’on étend le talith au-dessus de la tête du ‘hatan et de la kala, l’officiant les bénira par la bénédiction : « Veyiten lekha HaElohim mital hachamayim, etc. ».[lxxxix]

Lecture de la ketouba

  • Après les qiddouchin et l’enveloppement dans le talith, l’usage est de lire la ketouba à voix haute.[xc] Certains ont l’usage de chanter quelque peu avant ou après sa lecture ; d’autres ajoutent avant la lecture les versets : « Veyiten lekha HaElohim, etc. », « Od yichama beharei Yehouda »,[xci] puis lisent à voix haute et avec mélodie jusqu’à la fin des engagements financiers. À partir de là, ils sautent[xcii] jusqu’au mot « Veqanina », puis poursuivent la lecture jusqu’à la fin de la ketouba.[xciii]
  • Il peut honorer une autre personne pour lire la ketouba ; même l’un des témoins signataires ou un membre de la famille proche peut la lire.
  • Les témoins doivent entendre la lecture de la ketouba, mais ils ne sont pas tenus d’entendre mot à mot tout son texte.[xciv] Il suffit qu’ils entendent les éléments essentiels de la ketouba et le montant auquel le ‘hatan s’est engagé.[xcv]

Le qinyan

  • Avant de prononcer le mot « Veqanina »,[xcvi] l’officiant des qiddouchin[xcvii] fera acquérir un mouchoir[xcviii] au ‘hatan. Le Rav[xcix] expliquera au ‘hatan qu’en échange du soudar qu’il reçoit à présent, il s’engage à tout ce qui est énoncé dans la ketouba. Il laissera le soudar dans la seule main du ‘hatan, puis le reprendra dans sa main après le qinyan.[c]
  • Le soudar ne doit pas nécessairement appartenir à l’officiant, aux témoins ou au lecteur de la ketouba ; il peut être pris à toute personne, excepté au ‘hatan.[ci]
  • Il est permis de prendre une serviette appartenant à la salle des fêtes et de faire le qinyan avec elle.[cii] Toutefois, puisque certains sont rigoureux à ce sujet, il est préférable que l’officiant apporte son propre mouchoir.
  • Les témoins doivent voir le qinyan.[ciii]

Le serment

  • Lorsqu’il arrive aux mots « Vegam nichba chevoua ‘hamoura biteqi’at kaf », il tendra sa main — l’officiant ou celui qui lit la ketouba — vers le ‘hatan et fera une poignée de main avec lui. Le ‘hatan ne dira rien, et la lecture se poursuivra jusqu’à la fin de la ketouba.
  • Les témoins doivent voir le serment.[civ]
  • Si le ‘hatan ne prête pas serment — bien que cela ne soit pas conforme à la halakha et à l’usage — il faut rayer et tracer un trait sur les mots : « Vegam nichba chevoua ‘hamoura biteqi’at kaf », et les témoins valideront cette rature.[cv]

Signature des témoins

  • À la fin de la lecture de la ketouba, le Rav demandera aux témoins et au ‘hatan de signer sous la ‘houppa. (Voir plus haut, chapitre 2, les détails des lois relatives à l’ordre de signature des témoins et les autres précisions nécessaires à ce sujet.)
  • S’il a oublié de faire signer les témoins[cvi] ou le ‘hatan[cvii] sur la ketouba, il les fera signer après la ‘houppa.

Remise de la ketouba

  • Certains ont l’usage que le ‘hatan remette la ketouba à la kala devant des témoins, en lui disant : « Voici ta ketouba ». Toutefois, selon la stricte loi, il n’est pas obligatoire d’agir ainsi, ni même de placer des témoins à cette fin ; telle est aussi la coutume séfarade.[cviii]
  • À la fin de la signature de la ketouba, le Rav officiant remettra la ketouba à la mère de la kala[cix] afin qu’elle la conserve. Certains ajoutent alors la bénédiction : « Yehi ratson chélo tichtamchou ba lé’olam ».[cx]

Lorsqu’il n’y a pas de ketouba

  • S’ils ont oublié d’apporter la ketouba dans la salle des fêtes, ou si une erreur est survenue et qu’il est impossible de la corriger, mais qu’il est possible de se procurer une ketouba au cours de la célébration, il ne faut pas retarder la ‘houppa pour cela. Il célébrera la ‘houppa puis rédigera une ketouba, à condition de veiller à ce que les époux ne s’isolent pas avant la rédaction et la signature de la ketouba.[cxi]
  • S’il n’est pas possible de se procurer une ketouba durant le mariage, le ‘hatan remettra à la kala l’un de ses biens mobiliers, tel qu’une montre de valeur ou autre, dont la valeur correspond au montant principal de la ketouba : soit 120 grammes d’argent pur pour les Séfaradim, et 960 grammes d’argent pour les Ashkénazim, le tout selon le cours de l’argent à ce moment-là. S’il ne possède pas cette somme, le ‘hatan lui donnera de l’argent ou un chèque à son nom correspondant à ce montant. Il assumera devant témoins la responsabilité en cas de perte ou de dépréciation. S’il n’a ni argent ni biens mobiliers, il s’engagera envers elle au montant principal de la ketouba par un qinyan complet devant deux témoins. Il agira de même s’ils avaient déjà rédigé une ketouba mais qu’elle a été perdue durant le mariage — il s’engagera alors pour le premier montant. Il pourra alors s’isoler avec elle et même avoir des relations conjugales, sans rédaction de ketouba ; dès le lendemain, ou dès qu’il aura la possibilité de rédiger une ketouba conformément à la loi, il devra le faire.[cxii]

Les bénédictions du mariage

  • A priori, l’officiant des qiddouchin doit s’efforcer de réciter les bénédictions sur deux coupes de vin distinctes, l’une pour la bénédiction des éroussin et l’autre pour les bénédictions du mariage ; il ne suffit pas de réparer l’altération de la coupe.[cxiii] Cela est particulièrement requis lorsqu’il célèbre une ‘houppa pour des couples éloignés de l’observance de la Torah et des mitsvot. Toutefois, nombreux sont ceux qui ont l’usage de réparer l’altération de la coupe dont on a déjà bu en y ajoutant du vin.[cxiv]
  • Le Rav officiant n’est pas tenu de réciter les deux premières bénédictions ; toutefois, il peut les réciter, bien qu’il ait déjà prononcé la bénédiction du haguefen lors des éroussin.[cxv]
  • Le Rav officiant dira au ‘hatan et à la kala d’avoir l’intention de s’acquitter des sept bénédictions et de ne pas parler jusqu’à la fin des bénédictions.[cxvi]
  • A priori, lorsque cela est possible, il est préférable que le Rav officiant ou une autre personne récite les sept bénédictions en entier, sans les répartir entre plusieurs personnes, particulièrement lors de mariages de Juifs qui n’observent pas la Torah et les mitsvot. Toutefois, puisque l’usage s’est répandu de répartir les sept bénédictions entre différentes personnes, on ne peut rien objecter à cet usage.[cxvii]
  • Il arrive fréquemment que les personnes récitant les bénédictions en omettent une ou en inversent l’ordre, avançant ou retardant une bénédiction par rapport à l’autre. L’officiant doit y prêter attention. Toutefois, cela n’empêche pas la validité : ils reprendront la bénédiction omise, même si elle n’est plus dans l’ordre.[cxviii]
  • Celui qui récite la bénédiction « Acher bara » ne doit pas conclure : « Messaméa’h ha‘hatan im hakala oumatslia’h ».[cxix] Ceux qui entendent cette bénédiction répondront néanmoins « Amen ».[cxx]
  • À la fin de la septième bénédiction, le Rav donnera au ‘hatan un peu de vin à goûter,[cxxi] puis le ‘hatan fera boire un peu la kala[cxxii] si elle est pure. Il n’est pas nécessaire de boire un revi’it de la coupe.[cxxiii]
  • Les personnes qui récitent les sept bénédictions ne sont pas tenues de goûter de la coupe, pas même celle qui récite la septième bénédiction.[cxxiv] Toutefois, celui qui a récité le haguefen doit, de préférence, goûter de la coupe après que les sept bénédictions ont été récitées sur elle, même si les bénédictions ont été réparties selon l’usage. Telle est la coutume séfarade,[cxxv] à condition qu’il n’ait pas entre-temps parlé de sujets sans rapport avec la ‘houppa.[cxxvi]
  • Si les bénédictions ont été réparties selon notre usage, celui qui récite le haguefen se tiendra à proximité afin de goûter aussitôt de la coupe après la septième bénédiction — après que le ‘hatan et la kala en ont goûté.

Bris de la coupe

  • L’usage est qu’à la fin des sept bénédictions, le ‘hatan brise de son pied droit[cxxvii] une fine coupe en verre, enveloppée,[cxxviii] en souvenir de la destruction du Beth Hamikdach.[cxxix] Auparavant, il récite le verset : « Im echka’hekh Yerouchalayim », etc. Il est juste d’expliquer auparavant brièvement au ‘hatan et à la kala le fondement de cette coutume.[cxxx]
  • S’ils ont oublié d’apporter une coupe, ou s’ils en ont apporté une qui s’est brisée, il demandera à la salle une coupe en verre.[cxxxi] Si elle est épaisse, il la jettera à terre avec sa main[cxxxii] alors qu’elle est enveloppée.[cxxxiii]

 

Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été relue par une personne. Elle peut donc contenir des imprécisions et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.

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