Sources et justifications :
a). À première vue, il semblerait que cela dépende de la divergence des Richonim concernant la consommation d’une boisson au milieu de la lecture de la Haggada. Les Tossafot dans Pessa’him (103b, ד »ה רב אשי) écrivent qu’il est permis de boire au milieu de la récitation de la Haggada et que cela ne constitue pas une interruption. Tel est également l’avis du Baal HaMaor (Pessa’him 24), selon lequel il est permis de boire pendant la récitation de la Haggada. Cependant, le Ramban (Mil’hamot, Pessa’him 24a) et le Ran ont interdit de boire au milieu de la récitation de la Haggada ; leurs propos sont également corroborés par le Choul’han Aroukh (siman 473, סעיף א), comme l’a relevé le Biour Halakha (ibid., ד »ה הרשות). De même, le Michna Beroura (siman 473, סעיף קטן ג, et siman 474, סעיף קטן ד) statue qu’il est interdit de boire au milieu de la Haggada. Il ressort donc que même lorsqu’il s’agit d’une boisson sans bénédiction, puisque l’on a déjà récité Boré Péri Haguéfen sur la première coupe et acquitté les autres boissons, comme l’explique le Choul’han Aroukh (siman 174, סעיף א), ils ont statué qu’il ne faut pas le permettre.
Toutefois, il est possible de repousser cette comparaison en disant que même ceux qui l’interdisent ne l’ont fait que pour la raison donnée par le Ran (sur le Rif, Pessa’him, folio 24a), dont voici les termes : après avoir rempli la coupe afin de raconter la sortie d’Égypte, « qui est d’ordre toraïque », il ne convient pas de remplir une coupe et de boire. Il apparaît ainsi que c’est précisément dans ce cas que l’interdit trouve sa place, puisque c’est une mitsva de la Torah, ce qui n’est pas le cas ici.
b). En réalité, il semble néanmoins qu’il ne faille pas le permettre. En effet, même les Tossafot (ibid.), qui se montrent indulgents en la matière, écrivent que si l’on se trouve au milieu d’une bénédiction ou de la récitation du Hallel, il n’est pas permis de boire. De même, le Ramban (ibid.) précise explicitement que même le Baal HaMaor, qui l’a permis, ne l’a permis qu’au milieu de la récitation de la Haggada ; mais boire durant la récitation du Hallel, et a fortiori au milieu de la bénédiction Acher Gaalanou, ne saurait être permis, même selon eux. La raison en est qu’il ne faut pas interrompre au milieu d’une bénédiction ni entre les bénédictions. Les Pessouké deZimra sont comparables à cela, car c’est pour cette raison que le Choul’han Aroukh (siman 51, סעיף א et סעיף ד) écrit qu’il faut veiller à ne pas interrompre par la parole depuis le début de Baroukh Chéamar jusqu’à la fin de la bénédiction Yichtaba’h : Baroukh Chéamar constitue la bénédiction initiale et Yichtaba’h la bénédiction finale. Voir également le Choul’han Aroukh (siman 50, סעיף ב).
Notre cas est donc exactement comparable aux passages intermédiaires du Hallel. De même que, de l’avis de tous, il ne faut pas interrompre en buvant entre la bénédiction initiale et la bénédiction finale, comme expliqué ci-dessus, il en va de même ici. J’ai également trouvé dans le livre Pardess Hagadol (siman 5) qu’il écrit que l’interruption entre les Pessouké deZimra et Yichtaba’h est comparable à une interruption dans le Hallel.
Il semble en outre que cela ne soit pas moins grave que boire au milieu de la lecture de la Méguila, ce qui constitue une interruption entre la première bénédiction et la bénédiction finale. Bien qu’a posteriori, si l’on s’est interrompu même par la parole, cela ne constitue pas une interruption, puisqu’on a déjà commencé la mitsva, comme l’explique le Rama (siman 690, סעיף ה), néanmoins, a priori, il ne faut pas s’interrompre, ni par la parole ni par une action.
Bien que l’acte de boire ne comporte pas de parole, il n’est pas moins grave que ce qu’écrit le Kaf Ha’haïm (siman 51, סעיף קטן יז), selon lequel entre Baroukh Chéamar et Yichtaba’h, il faut veiller à ne pas faire de signes ni de cligner des yeux ou de faire des gestes avec les doigts. Dans le livre Mekor ‘Haïm du Baal ‘Havot Yaïr (Kitsour HaHalakhot, סעיף קטן ד), il écrit qu’il lui paraît évident qu’il faut se garder de consulter des livres durant ce temps, même sans étudier à voix haute. Le responsa Chelémat ‘Haïm (siman 49) interdit d’écrire entre Baroukh Chéamar et Yichtaba’h. Voir également le responsa Guinot Veradim (Ora’h ‘Haïm, klal 1, siman 52), qui écrit que concernant une lecture ou une activité semblable, bien que l’on ait déjà commencé à lire et rapproché la lecture de la bénédiction, puisqu’on devra réciter une bénédiction après la lecture, il convient de ne pas interrompre au milieu de celle-ci par des choses qui ne s’y rapportent pas, afin que les bénédictions initiale et finale portent sur la lecture et qu’aucune chose étrangère à cette lecture ne s’intercale entre elles. C’est pour cette raison qu’il ne faut nullement interrompre entre les Pessouké deZimra et Yichtaba’h, ce qui est plus grave qu’une interruption dans les bénédictions du Chéma, voir là-bas. Voir également le Kaf Ha’haïm (siman 285, סעיף קטן טו), selon lequel il ne faut pas interrompre pour boire au milieu de la lecture de Chnaïm Mikra Véé’had Targoum, à moins d’avoir très soif ; à plus forte raison dans notre cas.
c). J’ai maintenant vu dans le responsa Mitsion Tetsé Ora – Nabentsal, tome I (p. 36), qu’on lui a également posé cette question et qu’il a répondu par l’interdiction. Dans le livre Avné Dérekh – Prinz, tome XIII (siman 12), il rapporte au nom de Maran le Gaon Rabbi Ovadia Yossef, de mémoire bénie (publié dans la revue Réa’h Ni’hoa’h en 1971), les paroles suivantes de Maran, que son mérite nous protège : si une action sans parole, telle que boire du thé ou de l’eau au milieu des Pessouké deZimra, constitue une interruption, dans le cas où l’on a déjà récité la bénédiction sur le thé ou l’eau avant Baroukh Chéamar, j’ai déjà exposé dans le responsa Yabia Omer, tome V (Ora’h ‘Haïm, siman 4), qu’il faut être rigoureux et ne pas interrompre entre les téפילines du bras et celles de la tête, même par une action sans parole, voir là-bas. Toutefois, dans les Pessouké deZimra, la chose n’est pas aussi grave qu’une interruption entre les téפילines du bras et celles de la tête. Néanmoins, s’il n’y a pas de nécessité, il n’est certainement pas convenable d’agir ainsi ; mais en cas de besoin, on peut s’appuyer sur les avis indulgents. Voir également le responsa Vayitsbor Yossef, tome II (siman 17).
Cette réponse a été traduite automatiquement de l’hébreu et n’a pas encore été révisée par une personne. Elle peut donc contenir des inexactitudes et ne doit pas être considérée comme une référence définitive.















